Depuis plus de cent cinquante ans, une vision largement dominante s’est imposée dans les sciences du vivant comme dans l’enseignement et les médias, celle d’une évolution comprise essentiellement comme le résultat de mutations aléatoires, progressivement filtrées par la sélection naturelle. Cette lecture, souvent présentée comme évidente et définitive, suffit-elle réellement à rendre compte de l’ordre, de la complexité et de la cohérence du monde vivant ?
» Darwin en crise ! Et si nous n’étions pas ici par hasard ?

C’est à cette question fondamentale que l’association Marie de Nazareth, en partenariat avec l’Université interdisciplinaire de Paris et les éditions Guy Trédaniel, invite à réfléchir lors d’une rencontre exceptionnelle organisée vendredi 13 février à 19 heures, à l’Espace Bernanos, à Paris.Pour cette soirée, les organisateurs accueilleront Michael Denton, biochimiste et généticien de renommée internationale, professeur à l’Université d’Otago en Nouvelle-Zélande et spécialiste mondialement reconnu des maladies génétiques oculaires. Chercheur rigoureux, Michael Denton s’est fait connaître bien au-delà du cercle académique par ses travaux critiques sur la théorie moderne de l’évolution.Auteur de l’ouvrage L’Évolution : une théorie en crise, récemment publié en France par les éditions Guy Trédaniel dans la collection Dieu, la science, les preuves, il présentera pour la première fois en France ses recherches les plus récentes.
Sans contester les faits établis de l’évolution biologique, il remet en question l’idée selon laquelle le vivant serait le simple produit du hasard et de mécanismes aveugles. Il défend au contraire l’hypothèse d’une évolution inscrite dans des lois profondes, antérieures, constitutives de la structure même de la nature.
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Cette approche permet de relire avec davantage de justesse certaines affirmations souvent invoquées de saint Jean-Paul II, notamment lorsqu’il soulignait que la théorie de l’évolution est « plus qu’une hypothèse ». Le pape parlait alors explicitement des théories de l’évolution, au pluriel, rappelant qu’il n’existe ni lecture unique ni assimilation automatique entre évolution scientifique et darwinisme matérialiste. Une distinction aujourd’hui largement effacée dans le discours dominant.
La pensée de Michael Denton s’inscrit précisément dans cet espace oublié du débat contemporain. En mettant en lumière l’intelligibilité du vivant, elle interroge en profondeur les présupposés philosophiques du réductionnisme biologique. Si la vie n’est pas un accident, si elle obéit à une cohérence intrinsèque, alors l’homme ne peut plus être considéré comme un simple matériau biologique indéfiniment manipulable. Les fondements idéologiques de certaines pratiques contemporaines, qu’il s’agisse des manipulations génétiques ou de plusieurs piliers de la culture de mort, s’en trouvent directement questionnés.
Assister à cette conférence, proposée en anglais avec traduction française assurée, ne revient donc pas seulement à découvrir une thèse scientifique originale. Il s’agit de rouvrir un véritable espace de dialogue entre la science, la raison et la foi, dans l’esprit de la tradition catholique, qui n’a jamais craint la vérité, quelle que soit la voie par laquelle elle se manifeste. Une soirée annoncée comme un rendez-vous intellectuel majeur pour tous ceux qui refusent les simplifications et souhaitent penser le vivant dans toute sa profondeur et sa dignité.
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