Dans plusieurs communes rurales de Corse, la gendarmerie a récemment engagé une action spécifique pour les édifices religieux. Cette initiative concerne principalement les églises de village, fréquemment anciennes, isolées et accessibles au public une grande partie de la journée.Nos confrères de Corse Matin précisent que cette mission, mise en place depuis plusieurs semaines en Haute-Corse, repose sur un travail de recensement et de surveillance du patrimoine religieux. Les brigades de campagne sont chargées d’identifier les lieux les plus exposés, d’évaluer les risques et d’établir un diagnostic de sécurité en lien avec les communes concernées.
Sur le terrain, les gendarmes effectuent des visites régulières des bâtiments. Ils vérifient l’état des accès, observent la configuration intérieure des églises et s’assurent de la protection des objets religieux et du mobilier liturgique. Ces démarches sont menées en concertation avec les maires et les responsables locaux, afin d’adapter les mesures de prévention aux réalités de chaque village.Cette action vise avant tout à prévenir les vols, les dégradations et les profanations, des faits régulièrement signalés dans les zones rurales. La présence des forces de l’ordre permet également de sensibiliser les élus et les habitants à la nécessité de mesures simples, telles que l’amélioration des systèmes de fermeture ou une vigilance accrue autour des édifices.
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La surveillance de proximité effectuée par les brigades de campagne est essentielle, elle s’appuie sur une connaissance précise du territoire et facilite les échanges avec les communes. Rappelons que dans tous les villages, les églises constituent un élément central du patrimoine religieux, culturel et historique local.Au-delà de la Corse, cette problématique concerne l’ensemble du territoire national. En France métropolitaine, de nombreux édifices religieux ont été touchés ces dernières années par des actes de vandalisme ou de profanation. Les territoires d’outre-mer ne sont pas épargnés. En Guadeloupe, en Martinique, à La Réunion, en Guyane ou en Polynésie française, notamment à Tahiti, des églises ont également fait l’objet de dégradations, suscitant l’inquiétude des communautés locales.
Dans ce contexte, l’initiative menée en Corse s’inscrit dans une démarche plus large de prévention et de protection du patrimoine de l’Île de Beauté.. Elle illustre la volonté des pouvoirs publics et des collectivités locales de limiter les atteintes aux lieux de culte, en s’appuyant sur une coopération étroite entre les forces de l’ordre, les élus et les habitants.


