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Un prêtre du diocèse d’Orléans placé sous contrôle judiciaire

Cathédrale d'Orléans - Depositphotos
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Mis en cause pour corruption de mineur, il sera jugé le 10 juin 2026 devant le tribunal correctionnel

Selon les informations rapportées par La République du Centre, les faits se seraient produits en décembre 2025. Les parents d’une adolescente ont déposé plainte après un appel téléphonique au cours duquel le prêtre, alors alcoolisé, aurait tenu des propos extrêmement déplacés à l’égard de leur fille.À la suite d’un signalement effectué par le diocèse d’Orléans, le parquet de Montargis a ouvert une enquête. Le prêtre, né en 1982, a été placé en garde à vue les 21 et 22 janvier 2026, puis présenté au juge des libertés et de la détention. Il a ensuite été placé sous contrôle judiciaire, avec plusieurs obligations, notamment l’interdiction de tout contact avec la victime, l’interdiction d’exercer une activité impliquant un contact habituel avec des mineurs, une obligation de soins, ainsi que l’obligation d’établir sa résidence en dehors du département du Loiret.

Sur le plan ecclésial, l’évêque d’Orléans, Monseigneur Jacques Blaquart, a décidé d’écarter le prêtre de tout ministère public dans l’attente des conclusions de l’enquête. Aucun communiqué de presse écrit n’a été diffusé par le diocèse. L’évêque a en revanche choisi de s’exprimer directement devant les fidèles.

Le dimanche 1er février, Monseigneur Jacques Blaquart s’est rendu personnellement à Chuelles, où il a pris la parole dans une église bondée afin d’expliquer les raisons de cette mise à l’écart. Il a évoqué la plainte déposée par les parents de la mineure, tout en rappelant la présomption d’innocence dont bénéficie le prêtre. Il a également fait état d’un profond mal-être psychologique et d’un comportement addictif.

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Durant cette période d’éloignement, le prêtre a été accueilli dans une structure spécialisée afin de recevoir des soins et de se reconstruire. Cette prise de parole directe visait à éviter les rumeurs et à accompagner une communauté paroissiale déjà fragilisée, marquée ces dernières années par le départ d’un précédent curé.Le prêtre, qui demeure présumé innocent, sera jugé le 10 juin 2026.

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