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[ Vidéo ] Il y a des cérémonies d’ouverture qui profanent, et d’autres qui élèvent

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À l’heure des Jeux olympiques d’hiver 2026, la parole du pape Léon XIV sur un sport capable d’être une « prophétie d’un monde réconcilié » trouve une traduction concrète lorsque la beauté esthétique s’unit à une histoire assumée

Par Philippe Marie

La cérémonie italienne, portée par la musique, l’art et un message explicite de paix a offert un témoignage saisissant, à l’exact opposé de la profanation et de l’outrance vues à Paris en 2024 car Il y a des cérémonies d’ouverture des Jeux olympiques qui s’inscrivent dans la continuité d’une histoire, d’une civilisation et d’un patrimoine assumé, et d’autres qui ne cherchent qu’à choquer, à salir, à profaner.C’est toute la différence abyssale entre la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de juillet 2024 en France et celle à laquelle nous avons assisté hier lors de l’ouverture des Jeux olympiques en Italie.

Rappelez-vous, en juillet 2024 la France a offert au monde un spectacle toujours plus bête, méchant, laid et obscène

Les images diffusées lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024 resteront comme l’un des moments les plus honteux de l’histoire audiovisuelle française. La vulgarité y a atteint un degré rarement égalé, l’indécence s’est affichée sans retenue, la laideur s’est imposée tant sur le plan esthétique que spirituel.La reconstitution de la Cène, détournée dans une mise en scène grotesque, a constitué pour les catholiques un blasphème absolu, une profanation scandaleuse du sacrement le plus sacré du christianisme. Ce qui est au cœur de la foi catholique, le dernier repas du Christ, l’institution de l’Eucharistie, a été transformé en un simulacre obscène, vidé de toute transcendance, livré au mépris et à la dérision.

Cette séquence n’était ni une maladresse ni une provocation involontaire. Elle s’inscrivait dans une logique assumée de rejet du sacré, de négation de l’héritage chrétien de la France et de fascination malsaine pour le laid et le choquant.Qu’une chaîne de service public, financée par les contribuables, ait pu se réjouir de cette profanation en la qualifiant de « légendaire » révèle l’état de décomposition morale et culturelle d’une partie de l’élite médiatique française.

Les catholiques de France n’ont pas répondu par la violence, mais par la dignité. Ils ont dénoncé avec fermeté une attaque frontale contre le sacré, une humiliation gratuite de leur foi, une profanation qui restera comme une tache indélébile.


Là où le sport devrait unir, cette mise en scène a fracturé. Là où il devrait élever, elle a rabaissé.

Hier soir , à l’inverse, la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d’hiver de Milan–Cortina 2026 a rappelé qu’un pays peut encore assumer son histoire sans la renier, sublimer son patrimoine sans le caricaturer, célébrer son identité sans l’avilir. Conçus comme des Jeux « diffus », à l’image de l’événement sportif lui-même, partagés entre Milan et Cortina d’Ampezzo, ces Jeux ont été pensés dès l’origine comme un dialogue entre territoires, traditions et modernité.

Qu’on soit Italien, Français ou d’origine italienne, l’hymne national Fratelli d’Italia, chanté par Laura Pausini, a donné la chair de poule au monde entier, rappelant qu’une nation qui assume son identité et son histoire peut encore émouvoir, rassembler et parler un langage universel.

Le spectacle a mis en valeur le made in Italy, l’art, la musique et un message explicite de paix, dans un équilibre maîtrisé entre héritage et création contemporaine. La cérémonie a été officiellement ouverte par le président de la République Sergio Mattarella, en présence de la présidente du CIO Kirsty Coventry, qui a salué le rôle exemplaire des athlètes et l’esprit olympique. Le président du comité d’organisation Giovanni Malagò a, pour sa part, souligné la fierté nationale et le travail collectif ayant rendu possibles ces Jeux.Sur le plan artistique, la musique a occupé une place centrale dans cette mise en scène d’élévation. De Mariah Carey à Andrea Bocelli, en passant par l’hymne interprété avec sobriété et gravité par Laura Pausini, l’Italie a fait le choix de voix capables de toucher sans provoquer, d’émouvoir sans profaner, de rassembler sans effacer les racines. Andrea Bocelli a interprété Nessun dorma lors du passage de la flamme au stade de San Siro, offrant l’un des moments les plus solennels de la soirée.

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La paix a constitué un fil conducteur explicite, à travers des textes de Gianni Rodari, une performance musicale de Ghali, et une intervention de Charlize Theron. Le sport y était présenté non comme un terrain de confrontation idéologique, mais comme un langage universel de rencontre et de dialogue.Moment historique et inédit, deux brasiers olympiques ont été allumés simultanément, une première pour des Jeux d’hiver. À Milan, Alberto Tomba et Deborah Compagnoni ont embrasé le chaudron à l’Arco della Pace. À Cortina, Sofia Goggia, dernière relayeuse après Gustav Thoeni, a allumé le brasier au cœur de la ville.

La cérémonie s’est conclue dans un climat d’enthousiasme populaire, mêlant célébration sportive, fierté nationale et message universel de paix. Elle ouvrait officiellement deux semaines de compétitions placées sous le signe de l’unité et du dialogue entre les peuples, rejoignant concrètement l’appel du pape Léon XIV à faire du sport un espace de réconciliation.

La France, terre de culture et de foi, mérite mieux que le spectacle honteux de 2024. L’Italie, elle, a rappelé au monde qu’il existe encore des nations capables d’assumer ce qu’elles sont, sans honte et sans vulgarité.Il y a des cérémonies qui abaissent. Et il y a celles qui élèvent.Hier, l’Italie a élevé. Paris, lui, avait choisi la profanation.

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