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[ Document ] Le Saint-Siège clarifie la mission de l’Académie pontificale mariale, un statut stratégique pour la mariologie

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Le document insiste sur la dimension pastorale et culturelle de la mission de l’Académie. La recherche théologique ne peut rester abstraite ou réservée à un cercle restreint de spécialistes ( intégralité des statuts en français )

Ce texte juridique, à forte portée ecclésiale, précise les finalités, les compétences et les modalités de fonctionnement d’une institution appelée à accompagner le Magistère, à structurer la recherche mariologique et à veiller à une piété mariale authentique, enracinée dans la foi de l’Église.Publié officiellement en février 2026, le Statut de l’Académie pontificale mariale internationale constitue un texte de référence pour comprendre la place que l’Église catholique entend donner aujourd’hui à la mariologie, à la fois comme discipline théologique et comme soutien à la piété populaire. Loin d’être un simple document administratif, ce Statut fixe un cadre précis et durable à l’action d’une institution directement liée au Saint-Siège, chargée depuis plus de soixante ans de promouvoir l’étude de la Vierge Marie dans la fidélité au Magistère.

Le texte s’inscrit dans une longue histoire. L’Académie trouve son origine dans l’initiative de l’Ordre des Frères mineurs, qui fonda en 1946 la Commission mariale franciscaine, puis l’Académie mariale internationale, afin d’organiser et de coordonner les études mariales à l’échelle mondiale. En 1959, le pape Jean XXIII reconnut officiellement l’importance de ce travail en conférant à l’institution le titre de « pontificale » par le Motu proprio Maiora in dies. Dès lors, l’Académie reçut la mission stable d’organiser les Congrès mariologico-mariens internationaux et de favoriser la rencontre entre les spécialistes de mariologie du monde entier.

Le nouveau Statut rappelle avec insistance que l’Académie pontificale mariale internationale n’est pas une structure indépendante, mais un instrument au service de l’Église universelle. Elle agit aujourd’hui sous la coordination du Dicastère pour la Culture et l’Éducation, conformément à la Constitution apostolique Praedicate Evangelium, tout en maintenant un lien étroit avec le Dicastère pour la Doctrine de la Foi.

Cette insertion institutionnelle manifeste la volonté du Saint-Siège de garantir une recherche mariale rigoureuse, ecclésialement située et doctrinalement sûre.Sur le fond, le texte précise les finalités essentielles de l’Académie. Celle-ci a pour mission de promouvoir et de soutenir la recherche mariologique à tous les niveaux, en tenant compte des diverses cultures, des expressions locales de la piété mariale et des manifestations propres à chaque peuple. Le Statut souligne explicitement la nécessité d’un juste équilibre, afin d’éviter aussi bien les formes de maximalisme marial que les réductions minimalistes qui appauvriraient la place de la Vierge Marie dans la vie de l’Église. La mariologie est ainsi présentée comme une discipline théologique pleinement intégrée au mystère du Christ et de l’Église.

Le document insiste également sur la dimension pastorale et culturelle de la mission de l’Académie. La recherche théologique ne peut rester abstraite ou réservée à un cercle restreint de spécialistes.

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Elle doit nourrir une piété mariale authentique, capable d’éclairer la foi des fidèles, de soutenir l’évangélisation et de favoriser un dialogue fécond entre les cultures. À cette fin, l’Académie encourage non seulement les études académiques, mais aussi l’attention aux sanctuaires mariaux, aux pèlerinages, aux expressions artistiques et aux formes populaires de dévotion, à condition qu’elles demeurent enracinées dans la vérité de la foi.

Le Statut détaille avec précision l’organisation interne de l’Académie, la composition de ses membres et ses organes de gouvernement. Il prévoit un nombre limité de membres ordinaires, choisis pour leur contribution reconnue à la science mariale, tout en ouvrant la possibilité d’accueillir des spécialistes d’autres confessions chrétiennes et d’autres traditions culturelles. Cette ouverture, encadrée institutionnellement, s’inscrit dans une perspective de dialogue, sans relativiser l’identité catholique de l’institution.Enfin, le texte rappelle que l’ensemble des fonctions exercées au sein de l’Académie le sont à titre gratuit, soulignant le caractère ecclésial et désintéressé du service rendu. Les dispositions finales confirment que toute modification future du Statut relève de l’autorité du Saint-Siège et que, en cas d’extinction de l’institution, l’ensemble de son patrimoine reviendrait au Saint Siège.

En clarifiant ainsi la mission, les structures et les finalités de l’Académie pontificale mariale internationale, le Saint-Siège affirme la place centrale de la Vierge Marie dans la réflexion théologique contemporaine et réaffirme la nécessité d’une mariologie solide, fidèle à la tradition et attentive aux défis culturels actuels. Le Statut de 2026 apparaît ainsi comme un texte stratégique, destiné à orienter durablement la recherche et la piété mariales au service de l’Église universelle.

Statuts de l’Académie pontificale mariale internationale
7 février 2026

STATUTS

Préambule

En 1946, l’Ordre des Frères mineurs institua la Commission mariale franciscaine pour l’organisation des études et de la piété mariales en son sein. Parallèlement fut fondée l’Académie mariale internationale dans le but de promouvoir et de coordonner les études mariologiques et mariales dans le monde entier. Les deux institutions furent confiées à la direction de celui qui les avait inspirées, le père Carlo Balić, O.F.M., alors recteur magnifique du Pontifical Athénée Antonianum et titulaire de la chaire de mariologie.

À partir de 1950, le Saint-Siège confia à l’Académie mariale l’organisation des Congrès mariologico-mariens internationaux.

Le 8 décembre 1959, le saint pape Jean XXIII, par le Motu proprio Maiora in dies, reconnaissant que l’Académie, par ses activités, avait contribué au progrès de la doctrine et de la piété mariales, voulut lui conférer le titre de « pontificale ». Il lui confia l’organisation stable des Congrès mariologico-mariens internationaux, la coordination et la rencontre entre les spécialistes de mariologie du monde entier, et confirma sa mission de promouvoir et de favoriser les études sur la Bienheureuse Vierge Marie en vue de l’excellence de la mariologie et de la promotion d’une authentique piété mariale. C’est ainsi que naquit l’Académie pontificale mariale internationale.

Jusqu’à aujourd’hui, l’Académie a accompagné le Magistère universel de l’Église par la recherche et la coordination des études mariologiques, à travers la coopération avec diverses institutions académiques, donnant un témoignage clair de la manière dont la mariologie constitue une présence nécessaire de dialogue entre les cultures, capable de nourrir la fraternité et la paix.

L’Académie pontificale mariale internationale favorise et coordonne, sur la voie de la vérité, les échanges entre les spécialistes de mariologie du monde entier ; sur la voie de la beauté, elle promeut ce qui concerne les expressions du cœur humain, manifestées dans le culte, les dévotions, les pèlerinages et toutes les formes artistiques ; sur la voie de la charité, elle veille à ce que l’étude et la piété mariales ne se réduisent pas à un dévotionnalisme stérile, mais donnent naissance à des lieux marials qui favorisent le bien-être et le développement intégral de la personne humaine en harmonie avec l’environnement.

L’Académie identifie et poursuit de manière dynamique des formes et des méthodes favorisant la diffusion d’une saine connaissance mariologique selon la voie de la culture, qui synthétise les trois voies précédentes, au service de l’Église et de la fraternité universelle dans la justice solidaire et la paix mondiale.

Depuis sa fondation, elle est liée à la Suprême Sacrée Congrégation du Saint-Office, aujourd’hui le Dicastère pour la Doctrine de la Foi. Avec les Statuts de 1997, la coordination de ses activités avec les autres Académies pontificales fut confiée au Conseil pontifical de la Culture. Avec la Constitution apostolique Praedicate Evangelium, cette fonction est désormais exercée par le Dicastère pour la Culture et l’Éducation.

Née au sein de l’Ordre des Frères mineurs auprès du Pontifical Athénée Antonianum, devenu par la suite Université, l’Académie pontificale mariale internationale y fut agrégée le 18 mai 1972 en tant qu’institution spécialisée en mariologie. Le 4 décembre 2012, l’Académie pontificale mariale internationale a intégré en son sein l’Académie pontificale de l’Immaculée.

Aujourd’hui, en tant que sujet juridique autonome, l’Académie poursuit sa collaboration avec cette université franciscaine par une convention. Au sein de la Faculté de théologie a été instituée la Chaire d’études mariologiques « Bienheureux Jean Duns Scot », et au sein de la Bibliothèque la « Bibliothèque Carlo Balić ». Ces formes de collaboration ne sont pas exhaustives et n’excluent pas d’autres initiatives, selon les orientations du Magistère ecclésial dans le domaine de la recherche théologique et de l’évangélisation. L’Académie utilise les instruments les plus appropriés de collaboration avec les institutions académiques, ecclésiales et civiles, dans une perspective de dialogue fécond entre foi, culture, justice et paix, au nom de Marie, Mère de Jésus.

TITRE I

IDENTITÉ ET FINALITÉS

Article 1 – Institution et nature juridique
L’Académie pontificale mariale internationale, instituée par le Motu proprio Maiora in dies du 8 décembre 1959, jouit de la personnalité juridique canonique publique ainsi que de la personnalité juridique civile vaticane.

Article 2 – Siège légal et opérationnel
L’Académie a son siège légal Via del Pellegrino, dans l’État de la Cité du Vatican. Confiée dès l’origine à l’Ordre des Frères mineurs, elle maintient son siège opérationnel historique au Collège international Saint-Antoine, Via Merulana 124/b, Rome, Italie. Les relations dans ce cadre sont régies par une convention spécifique entre les parties.

Article 3 – Relations institutionnelles
Les activités de l’Académie sont coordonnées par le Dicastère pour la Culture et l’Éducation.
L’Académie collabore avec la Pontificia Università Antonianum selon les termes établis par une convention spécifique.

Article 4 – Buts et finalités
L’Académie, qui vénère depuis ses origines comme patronne la Mère du Seigneur dans les mystères de l’Immaculée Conception et de l’Assomption au ciel, a pour mission de promouvoir et de soutenir la recherche mariologique et mariale à tous les niveaux et d’en coordonner les études dans la perspective d’une évangélisation toujours renouvelée, en tenant compte du langage des diverses cultures et des manifestations mariales propres à chaque peuple. Elle associe les sociétés mariologiques, les institutions ecclésiales et culturelles, les centres de formation religieux ou laïcs, les conférences épiscopales, les diocèses, les paroisses, ainsi que les mouvements et sanctuaires marials, pour approfondir la présence de la Bienheureuse Vierge Marie dans le mystère du Christ et de l’Église, en vue d’une saine piété populaire, afin d’éviter toute forme de maximalisme ou de minimalisme.

Article 5 – Activités
Pour atteindre ses finalités, l’Académie :
a) promeut et anime des initiatives consacrées à la connaissance et à la vénération de la Mère du Seigneur, dans une perspective interculturelle et avec une attention à la dimension œcuménique et interreligieuse ;
b) favorise la fondation de sociétés, centres et autres institutions destinés au dialogue interculturel entre spécialistes de mariologie et de piété mariale ;
c) prépare et dirige, avec le Conseil académique, les Congrès mariologico-mariens internationaux ;
d) assure la publication de leurs actes et d’autres ouvrages mariologiques ;
e) informe le Dicastère pour la Culture et l’Éducation et l’épiscopat local de ses activités dans les différents pays ;
f) rend publiques ses activités par les divers moyens de communication ;
g) agit toujours en accord avec la Secrétairerie d’État pour le bon fonctionnement de ses activités.

TITRE II

COMPOSITION ET STRUCTURES DE GOUVERNEMENT

Article 6 – Membres

§1. L’Académie peut coopter parmi ses membres « les principales personnalités internationales des sciences théologiques et humaines, choisies parmi les croyants et les non-croyants » (art. 162 de la Constitution apostolique Praedicate Evangelium). Elle est donc composée de membres qui peuvent être :
a) ordinaires,
b) correspondants,
c) honoraires,
d) bienfaiteurs,
e) émérites.

§2. Le nombre des membres ordinaires ne dépasse pas quatre-vingt-dix. Le nombre des autres catégories de membres n’est pas limité. Peuvent également être admis comme membres de l’Académie des spécialistes de la mariologie appartenant à d’autres confessions chrétiennes, ainsi qu’à d’autres religions et cultures.

§3. Certaines institutions peuvent être membres de l’Académie et participent à ses activités par l’intermédiaire de leurs représentants légaux pro tempore.

Article 7 – Organes de gouvernement

L’Académie est dirigée par un Président assisté d’un Conseil.
Le Conseil est composé du Président, du Secrétaire, de l’Économe, du Directeur du Bureau pour la promotion et le développement, ainsi que de sept membres élus parmi les membres ordinaires.

Article 8 – Le Président

Le Président de l’Académie est nommé par le Pontife romain pour un mandat de cinq ans, renouvelable plusieurs fois.
Le candidat à la charge de Président est choisi parmi les membres de l’Ordre des Frères mineurs, spécialistes en mariologie. Il est proposé par le Ministre général de l’Ordre des Frères mineurs, après que le Visiteur, nommé par ce dernier, a recueilli l’avis du Conseil de l’Académie.

Article 9 – Le Secrétaire et l’Économe

Le Secrétaire et l’Économe de l’Académie sont nommés par le Ministre général de l’Ordre des Frères mineurs pour un mandat de cinq ans renouvelable.
Les candidats sont proposés par le Président de l’Académie et nommés par le Ministre général, après obtention du nihil obstat de la Secrétairerie d’État.

Si les nécessités l’exigent, le Ministre général, en accord avec le Président, peut nommer d’autres responsables au service de l’Académie, y compris des personnes n’appartenant pas à l’Ordre des Frères mineurs.

Au moment de leur prise de fonction, les responsables de l’Académie, quel que soit leur rang, leur titre ou leur charge, acceptent que leur service soit exercé à titre gratuit et ne peuvent rien réclamer en contrepartie, ni dans le présent ni à l’avenir.

Article 10 – Le Conseil

§1. Les sept membres du Conseil doivent être membres ordinaires de l’Académie. Ils sont élus par les membres ordinaires et restent en fonction pendant cinq ans, renouvelables. Ils doivent représenter les différentes aires géographiques du monde et être les porte-parole des sociétés mariologiques nationales.

§2. Lorsque le Président le juge opportun, il invite aux réunions extraordinaires du Conseil les présidents des sociétés mariologiques ou leurs délégués, qui participent sans droit de vote.

§3. Le Conseil est convoqué par le Président au moins deux fois par an ou à la demande d’au moins trois de ses membres.

Article 11 – Attributions du Président

Il revient au Président :
a) de veiller à la croissance et au développement de l’Académie conformément à ses finalités ;
b) de mettre en œuvre la mission confiée à l’Académie par saint Jean XXIII dans le Motu proprio Maiora in dies du 8 décembre 1959, notamment pour ce qui concerne les Congrès mariologico-mariens internationaux, au service de la science et de la piété mariales, et la formation des spécialistes en mariologie ;
c) après avoir obtenu l’avis du Dicastère pour la Culture et l’Éducation, de présenter le thème et le programme du Congrès mariologico-marien international à la Secrétairerie d’État, qui les soumet à l’approbation du Pontife romain ;
d) de demander, par l’intermédiaire de la Secrétairerie d’État, la nomination de l’Envoyé spécial du Pontife romain qui préside le Congrès mariologico-marien international ;
e) de promouvoir l’étude et la recherche mariologiques selon des critères de qualité et d’excellence, et de soutenir la fondation de sociétés et de centres d’études mariologiques et mariales ;
f) de superviser les publications imprimées et en ligne de l’Académie, ainsi que leur diffusion ;
g) de diriger les activités mariologiques et mariales de caractère coopératif organisées par l’Académie ;
h) de représenter l’Académie dans les actes publics ou de nommer un représentant ;
i) de nommer les censeurs des œuvres publiées par l’Académie ;
l) de présider à l’administration des biens de l’Académie ;
m) de transmettre les bilans approuvés par le Conseil aux organismes économiques compétents, conformément aux procédures prévues par la législation en vigueur, en vue de leur approbation définitive par le Conseil pour l’Économie ;
n) de nommer le Directeur du Bureau pour la promotion et le développement ainsi que les autres responsables ;
o) de convoquer, lorsque cela est nécessaire, les présidents des sociétés mariologiques ou leurs délégués aux réunions du Conseil ;
p) de réunir l’Assemblée des membres et des responsables des sociétés et centres marials lors du Congrès mariologico-marien international et lorsque les circonstances le permettent ;
q) de proposer au Conseil les candidats à la promotion au rang de membres ordinaires ;
r) d’admettre, après consultation du Conseil, les membres correspondants ;
s) d’admettre les membres honoraires et les membres bienfaiteurs ;
t) de demander au Ministre général de l’Ordre des Frères mineurs la nomination d’un Visiteur en vue de la désignation du Président.

Article 12 – Attributions du Secrétaire

Il revient au Secrétaire :
a) d’assister le Président ;
b) de veiller aux publications avec le Président et les collaborateurs du secrétariat ;
c) d’assurer la correspondance et les relations avec les membres et les sociétés mariologiques ;
d) de rédiger les procès-verbaux des sessions ;
e) de conserver les archives et l’ensemble des documents ;
f) de travailler en lien avec le Bureau pour la promotion et le développement ;
g) de communiquer en temps opportun, par tous les canaux disponibles, les initiatives de l’Académie ;
h) d’assumer les fonctions du Président en cas de vacance de ce dernier.

Article 13 – Attributions de l’Économe

Il revient à l’Économe :
a) d’administrer les biens de l’Académie sous la direction du Président ;
b) d’assurer la gestion comptable ;
c) de veiller à la collecte des fonds nécessaires au fonctionnement de l’Académie ;
d) de préparer les projets de budgets prévisionnels et définitifs à soumettre au Conseil ;
e) d’assurer l’entretien des biens et des locaux de l’Académie ;
f) de travailler en lien avec le Bureau pour la promotion et le développement.

Article 14 – Attributions du Conseil

Il revient au Conseil :
a) de veiller à la réalisation des finalités de l’Académie, notamment en ce qui concerne l’organisation des Congrès mariologico-mariens internationaux ;
b) d’approuver l’admission des candidats aux catégories de membres ordinaires et correspondants, et de statuer sur la démission des membres ne répondant plus aux critères requis ;
c) de délibérer sur le budget prévisionnel et le budget définitif.

Article 15 – Réviseur des comptes

§1. Le Réviseur des comptes est nommé par le Secrétariat pour l’Économie pour un mandat de cinq ans, renouvelable.

§2. Il lui revient :
a) de contrôler la tenue de la comptabilité et la conformité des bilans aux écritures comptables, selon les normes prévues par la législation en vigueur ;
b) de rédiger le rapport sur les budgets prévisionnels et définitifs ;
c) de procéder à tout moment à des actes d’inspection et de contrôle, et de transmettre ensuite son rapport au Secrétariat pour l’Économie ;
d) de participer, sans droit de vote, aux réunions du Conseil lorsque les sujets traités requièrent sa présence.

Article 16 – Nomination des membres ordinaires

Sur proposition du Président, le Conseil promeut comme membres ordinaires de l’Académie ceux qui se sont distingués par des œuvres, des études ou d’autres activités ayant enrichi la science mariale et qui poursuivent de manière stable leur engagement en mariologie.
La nomination des membres ordinaires requiert le nihil obstat de la Secrétairerie d’État.
À l’âge de soixante-quinze ans, les membres ordinaires deviennent membres émérites.

Article 17 – Nomination des membres correspondants

§1. Après consultation du Conseil, le Président admet parmi les membres correspondants ceux qui ont démontré un engagement dans la mariologie ou qui sont des spécialistes de la science et de la piété mariales.

§2. Le Président peut également admettre :
a) comme membres honoraires, des personnes éminentes par leur dignité ecclésiastique ou civile, ainsi que des spécialistes de mariologie provenant d’universités, de sanctuaires, de mouvements, d’associations ou d’institutions ;
b) comme membres bienfaiteurs, ceux qui apportent une contribution au développement des activités de l’Académie.

Article 18 – Bureau pour la promotion et le développement

§1. L’Académie est dotée d’un Bureau pour la promotion et le développement chargé des relations institutionnelles au niveau interne et international. Ce Bureau n’a pas de mission de collecte de fonds.

§2. La structure et le fonctionnement du Bureau sont définis par le Règlement de l’Académie.

§3. Le Directeur et les éventuels collaborateurs du Bureau sont nommés par le Président, après consultation du Conseil.

TITRE III

DISPOSITIONS FINALES

Article 19 – Règlement

Les modalités de déroulement des activités de l’Académie sont définies dans un Règlement, rédigé conformément aux présents Statuts et approuvé par le Conseil.

Article 20 – Extinction de l’Entité

En cas d’extinction de l’Entité, l’ensemble de son patrimoine est intégralement dévolu au Saint-Siège.

Article 21 – Modifications des Statuts

Les éventuelles modifications des Statuts sont présentées par le Président de l’Académie, après avis du Ministre général de l’Ordre des Frères mineurs et du Dicastère pour la Culture et l’Éducation, à la Secrétairerie d’État, qui les soumet à l’approbation du Pontife romain.

Article 22 – Disposition de renvoi

Pour tout ce qui n’est pas expressément prévu dans les présents Statuts, il est renvoyé aux normes du droit canonique et aux lois de l’État de la Cité du Vatican.

Cité du Vatican, 21 janvier 2026″

Source Vatican

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