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Tempête Kristin : plus de deux millions d’euros de dégâts au Sanctuaire de Fátima

image sanctuaire de Fatima
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La tempête Kristin a provoqué des dommages majeurs au Sanctuaire de Fátima, entraînant la perte irréparable de plus de 500 arbres et des préjudices estimés à plus de deux millions d’euros

Dans la nuit du 27 au 28 janvier, la tempête Kristin, qui a frappé la région Centre du Portugal, a laissé une empreinte profonde au Sanctuaire de Fátima. L’enceinte du sanctuaire, les zones environnantes ainsi que la vallée des apparitions d’août 1917 ont été sévèrement touchés par des vents violents qui ont provoqué la chute ou la destruction irréparable de plus de 500 arbres de taille moyenne et grande.Les pertes subies par le patrimoine arboré dépassent les deux millions d’euros. À ces dommages environnementaux s’ajoutent environ 200 000 euros de dégâts au patrimoine bâti, notamment au niveau de la toiture de la basilique de Notre-Dame du Rosaire de Fátima.

Ces chiffres ont été rendus publics le 5 février par le recteur du Sanctuaire, le père Carlos Cabecinhas, lors du 47e Rencontre des hôteliers, organisé dans l’espace de l’exposition temporaire « Refuge et Chemin ».Selon le recteur, l’impact sur le paysage sera immédiat et durable. « La replantation et le renouvellement de ce patrimoine représentent un défi à long terme, dont les résultats ne seront visibles qu’au fil de plusieurs décennies », a-t-il déclaré. Il avait également souligné que « la replantation et le renouvellement de ce patrimoine arboré représentent un défi qui demandera des décennies, avec un impact immédiat sur la transformation de l’environnement du Sanctuaire de Fátima tel que nous le connaissions ».

Malgré les pertes importantes, le Sanctuaire s’est mobilisé immédiatement pour venir en aide aux populations affectées par la catastrophe. « Nous avons subi de lourds dégâts, mais nous ne pouvions rester indifférents au drame vécu par tant de personnes autour de nous », a affirmé le père Carlos Cabecinhas, insistant sur la « responsabilité sociale » de l’institution.« Malgré les pertes, le Sanctuaire de Fátima est, dès la première heure, engagé dans l’aide aux plus affectés. Nous assurons l’hébergement de plus d’une centaine d’agents de la protection civile, notamment des pompiers venus de différentes régions du Portugal », a-t-il rappelé.

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En collaboration avec la Caritas diocésaine de Leiria, une aide immédiate a été apportée par la distribution de denrées non périssables et de couvertures. Les dons reçus sont également orientés vers les structures présentes sur le terrain.Avant la présentation des comptes annuels, le recteur a présidé la messe et évoqué « toutes les personnes qui souffrent, concrètement, de voir leurs maisons détruites, de voir souvent leurs entreprises et leurs moyens de subsistance anéantis, de se retrouver en grande difficulté ». Il a rappelé que la catastrophe a aussi touché la « famille » du Sanctuaire, demandant des prières pour les « collaborateurs qui se sont vus privés de leurs biens et de leurs conditions de vie ».

Dans son homélie, il a ajouté : « Nous croyons que la prière est une force très grande, qui ne résout pas tout et ne nous dispense pas d’autres travaux et responsabilités, mais qui nous engage aussi dans la solidarité avec ceux qui souffrent à nos côtés ».

Malgré ce revers en ce début d’année 2026, les données provisoires relatives à 2025 montrent une situation financière stable. Le Sanctuaire a enregistré un solde positif d’environ 2,2 millions d’euros, avec 24,88 millions d’euros de recettes pour 22,69 millions d’euros de dépenses.Les revenus ont légèrement progressé par rapport à 2024, accompagnant l’augmentation du nombre de pèlerins à la Cova da Iria. En 2025, environ 6,5 millions de fidèles ont participé aux célébrations, un chiffre supérieur à celui de 2019.Les dépenses ont augmenté, notamment en raison des charges de personnel, qui se sont élevées à 7,55 millions d’euros. « L’augmentation des dépenses de personnel est liée non pas tant à l’augmentation du nombre de collaborateurs qu’à la hausse du salaire minimum national et à la nécessité d’ajuster en cascade les autres rémunérations, ainsi qu’aux mises à jour salariales », a précisé le père Carlos Cabecinhas.

Les dépenses en fournitures et services externes ont également progressé, incluant « des travaux spécialisés, des travaux de conservation et de réparation, des dépenses de gaz et d’électricité, la consommation d’eau, la surveillance et la sécurité ».La tempête Kristin laisse ainsi derrière elle un paysage profondément transformé et un chantier de reconstruction qui s’étendra sur plusieurs décennies. Mais elle révèle également une mobilisation immédiate en faveur des victimes, dans un esprit de solidarité que le Sanctuaire entend maintenir au cœur de sa mission.

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