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Saint David

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« Samuel donna l’onction à David au milieu de ses frères. L’esprit du Seigneur s’empara de David »

Fils de Jessé, roi de Juda et d’Israël, ancien testament (Xe siècle av. J.-C.)

Les Églises d’Orient font mémoire en ce 29 décembre de saint David, roi et prophète, figure majeure de l’Ancien Testament et ancêtre du Messie. Fils de Jessé, le Bethléémite, David régna sur Juda puis sur l’ensemble d’Israël au Xe siècle avant Jésus-Christ. Sa personne traverse l’histoire sainte comme une promesse, une chute et une espérance, autant de traits qui éclairent la compréhension chrétienne du mystère messianique.

Choisi par Dieu alors qu’il n’était encore qu’un jeune berger, David reçut l’onction du prophète Samuel « au milieu de ses frères ». L’Écriture rapporte : « Samuel donna l’onction à David au milieu de ses frères. L’esprit du Seigneur s’empara de David » (Premier livre de Samuel 16, 1-13). Ce geste fondateur inaugure une royauté qui ne se mesure pas seulement à la puissance politique, mais à l’élection divine.

Roi-poète, David est indissociable des Psaumes, qui constituent depuis des millénaires la trame de la prière liturgique d’Israël et de l’Église. Louange, supplication, action de grâce, cri de détresse ou chant de confiance, ces prières portent l’expérience spirituelle d’un homme confronté à la fidélité de Dieu autant qu’à ses propres faiblesses.Car la figure de David n’est pas idéalisée. L’Écriture évoque sans détour ses fautes graves, notamment son adultère et l’injustice qui s’ensuivit. Mais elle souligne avec la même force son repentir sincère. Le roi reconnaît sa faute, s’humilie devant Dieu et accepte les conséquences de son péché. Cette conversion intérieure demeure l’un des traits les plus marquants de sa sainteté.

David fit également monter l’arche de l’Alliance dans la cité de Jérusalem, établissant la ville comme cœur religieux et politique d’Israël. À lui fut adressée la promesse d’une descendance établie pour toujours, promesse que la foi chrétienne reconnaît accomplie en Jésus-Christ, né de sa lignée selon la chair.

La tradition situe la mort de David vers 972 avant Jésus-Christ, après un règne long et éprouvé. Sa mémoire demeure vivante dans la liturgie et la méditation chrétiennes, comme celle d’un homme choisi par Dieu, pécheur pardonné et témoin d’une espérance qui dépasse sa propre histoire.Dans un enseignement resté célèbre, le pape François rappelait le 19 janvier 2016 une vérité qui s’applique pleinement au roi d’Israël : « Il n’y a pas de saint sans passé, ni de pécheur sans avenir. »

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