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Saint Rémi

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« Soulage tes concitoyens, secours les affligés, protège les veuves, nourris les orphelins. »

évêque de Reims, figure majeure de l’histoire chrétienne et politique de la Gaule franque.

Né vers la fin du Ve siècle dans une grande famille gallo-romaine de la région de Laon, Saint Rémi est le fils de sainte Céline. Choisi comme évêque de Reims à seulement vingt-deux ans, il exercera son ministère pendant plus de soixante années, jusqu’à sa mort vers 530. Son action pastorale s’étend largement au-delà de son diocèse, jusqu’aux territoires correspondant aujourd’hui à la Belgique, et se traduit par une intense activité missionnaire et sociale.Saint Rémi est notamment à l’origine de la fondation de plusieurs diocèses, dont ceux de Thérouanne, Laon et Arras. Il met en place un vaste réseau d’assistance destiné aux plus démunis et intervient comme médiateur auprès des peuples dits barbares, dans un contexte politique marqué par l’instabilité et les conflits.

Son nom demeure étroitement lié à celui du roi franc Clovis. Lorsque ce dernier accède au pouvoir, l’évêque de Reims lui adresse un message exigeant, centré sur le sens de la justice et la responsabilité envers les plus faibles :
« Soulage tes concitoyens, secours les affligés, protège les veuves, nourris les orphelins. »

Sous l’influence conjointe de la reine sainte Clotilde et de plusieurs évêques, dont saint Vaast, Clovis est conduit vers la foi chrétienne. Après le baptême célébré à Reims, saint Rémi demeure l’un de ses conseillers les plus écoutés. Il joue également un rôle important dans le retour à la foi catholique de peuples marqués par l’arianisme, notamment les Burgondes après la bataille de Dijon et les Wisigoths après celle de Vouillé.Dans le martyrologe romain, à la date du 13 janvier, il est fait mémoire de « la naissance au ciel de saint Rémi, évêque, qui, après avoir lavé le roi Clovis dans la fontaine baptismale et l’avoir initié aux sacrements de la foi, convertit au Christ le peuple des Francs ». En France, sa mémoire est traditionnellement célébrée le 15 janvier, jour de sa mise au tombeau. Dans le diocèse de Reims, elle l’est le 1er octobre, en souvenir de la translation de ses reliques, attestée dès la fin du VIe siècle, sur le site où s’élèvera plus tard l’actuelle basilique Saint-Remi.

L’exigence morale qui traverse la vie de saint Rémi s’exprime avec force dans la lettre qu’il adresse au roi Clovis en 482, véritable synthèse de sa vision chrétienne du pouvoir :
« Secourez les malheureux, protégez les veuves, nourrissez les orphelins… Que votre tribunal reste ouvert à tous et que personne n’en sorte triste. Toutes les richesses de vos ancêtres, vous les emploierez à la libération des captifs et au rachat des esclaves. Admis en votre palais, que nul ne s’y sente étranger. Plaisantez avec les jeunes, délibérez avec les vieillards. »

À travers cette mémoire liturgique, l’Église rappelle la figure d’un pasteur dont l’influence spirituelle et politique a durablement marqué l’histoire de la France chrétienne.

Avec Nominis

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