Fondatrice des Auxiliatrices des Âmes du Purgatoire En religion, Marie de la Providence
(+ 1871)
Née à Lille, Eugénie Smet nourrit très tôt le projet de fonder un institut religieux consacré prioritairement au service des âmes du purgatoire. Des sollicitations venues de Paris l’amenèrent toutefois à orienter son initiative vers la capitale. Les débuts de l’Institut furent marqués par des difficultés, jusqu’à l’obtention de l’autorisation romaine, étape décisive pour sa reconnaissance ecclésiale.Sous le nom de Marie de la Providence, la fondatrice donna à sa congrégation une orientation résolument concrète. Les religieuses furent envoyées vers toutes les tâches répondant aux besoins multiples des plus défavorisés, notamment par des soins gratuits aux pauvres à domicile, activité principale de l’institut naissant, auquel des laïcs furent associés dès l’origine.
Cette articulation entre la prière pour les âmes souffrantes et un apostolat actif fut soulignée par Pie XII, qui voyait là un trait distinctif de sa spiritualité.Il notait que « la charité envers les âmes souffrantes s’unit intimement à l’apostolat le plus concret, le plus actif, le plus universel », marquant ainsi « le cachet particulier que Dieu voulut lui donner ».
À Paris, en 1871, la bienheureuse Marie de la Providence s’éteignit dans une totale confiance en la Providence, laissant une œuvre appelée à servir l’Église, les malades pauvres et les pécheurs, et à établir un lien entre les différentes réalités sociales. Elle fut béatifiée en 1957 par Pie XII.
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