À Lexington ( au nord-ouest de Boston) ,un père de famille chrétien a obtenu une injonction judiciaire majeure contre le district scolaire public local, qui avait exposé son fils de cinq ans à des livres promouvant l’idéologie LGBT malgré l’opposition explicite de ses parents. La décision a été rendue le 9 janvier 2026 par un juge fédéral du Massachusetts, constituant un rappel sévère des droits parentaux et un avertissement adressé aux écoles publiques tentées de transformer l’éducation en instrument idéologique.Le père, identifié dans les documents judiciaires comme Alan L., s’est opposé à l’introduction, dès la maternelle, de supports pédagogiques abordant des thématiques liées à l’homosexualité et aux structures familiales dites « diverses ».
Il estimait que ces contenus entraient en contradiction directe avec l’éducation morale et religieuse transmise au sein de son foyer, et qu’ils imposaient à son enfant une vision anthropologique étrangère à la foi chrétienne.
Malgré plusieurs demandes formelles visant à soustraire son fils à ces enseignements, l’école primaire Joseph Estabrook et le district scolaire de Lexington ont systématiquement refusé toute possibilité de retrait. Cette position a été maintenue alors même que la Cour suprême des États-Unis avait récemment rappelé que les parents doivent être informés à l’avance et pouvoir soustraire leurs enfants à des contenus scolaires portant atteinte à leurs convictions religieuses.Parmi les ouvrages concernés figure Families, Families, Families!, de Suzanne Lang, présenté lors d’une séance de lecture collective en classe. Un autre livre, intitulé All Are Welcome, a également été utilisé. Ces supports ont été introduits en dépit d’une demande explicite d’exemption formulée par le père.
Le juge souligne que ces pratiques ont contraint la famille à aborder prématurément avec un enfant en bas âge des questions sensibles relatives à la sexualité, au mariage et à la structure familiale. Il estime que l’école a ainsi imposé une instruction morale relevant d’un choix idéologique, et non d’un simple enseignement académique neutre.Dans son ordonnance du 9 janvier 2026, le juge fédéral a donc exigé que le district scolaire et l’établissement concerné prennent toutes les mesures raisonnables afin de garantir que l’enfant ne soit plus exposé aux contenus identifiés, que ce soit en classe ou dans tout autre cadre scolaire. Il s’agit d’une injonction préliminaire, destinée à faire cesser immédiatement le préjudice subi par l’enfant et sa famille, dans l’attente d’un jugement sur le fond.
Les avocats du père ont souligné la portée de cette décision, présentée comme la première de ce type depuis la récente jurisprudence de la Cour suprême. Le tribunal précise notamment que la responsabilité d’identifier les contenus susceptibles de porter atteinte aux convictions religieuses incombe aux établissements scolaires eux-mêmes, et non aux parents.
En cas de condamnation définitive, le district scolaire pourrait également être tenu de verser des sommes importantes au titre des frais judiciaires.Bien que rendue aux États-Unis, cette affaire fait écho à des débats très actuels en France. Là aussi, des contenus inspirés par l’idéologie du genre sont progressivement introduits dans les programmes scolaires, parfois dès le plus jeune âge, sous couvert de lutte contre les discriminations ou de promotion de la « diversité ».À la différence du système américain, le droit français offre peu de recours effectifs aux parents souhaitant s’opposer à certains contenus éducatifs. Les contestations sont fréquemment disqualifiées comme relevant de l’intolérance ou du refus du progrès.
Lire aussi
Pourtant, la question de fond demeure identique : qui détient la légitimité pour décider de l’éducation morale des enfants, l’État ou les parents ?
La décision rendue dans le Massachusetts met en lumière une réalité souvent occultée dans le débat public français : derrière le discours de la « normalité » et de l’« inclusion », se déploie une tentative de redéfinition anthropologique, en rupture avec l’héritage chrétien et avec les repères fondamentaux du droit naturel.Cette victoire judiciaire rappelle que l’école n’est pas un laboratoire idéologique, encore moins lorsqu’il s’agit d’enfants de cinq ans. Elle confirme que les parents demeurent les premiers éducateurs de leurs enfants, et que leur foi, leur conscience et leur autorité doivent être respectées.À l’heure où, en Europe comme en Amérique du Nord, la pression idéologique s’exerce de plus en plus tôt sur les enfants, cette décision apparaît comme un précédent salutaire. Elle invite les familles chrétiennes à ne pas céder au découragement et pose une question que la France devra tôt ou tard affronter elle aussi : jusqu’où l’État peut-il aller lorsqu’il prétend imposer, au nom de la « normalité », une vision idéologique de l’homme et de la famille ?
Cette décision américaine trouve également un écho particulier en Europe. Le 9 janvier, lors de son discours au Corps diplomatique, pape Léon XIV a mis en garde contre une réalité souvent passée sous silence, déclarant :
« Il ne faut pas oublier une forme subtile de discrimination religieuse en Europe »En rappelant que la foi chrétienne et la liberté de conscience sont de plus en plus marginalisées au nom de normes présentées comme neutres ou universelles, le pape a souligné un phénomène que de nombreuses familles vivent concrètement, notamment dans le domaine éducatif. L’affaire de Lexington illustre ainsi, au-delà du contexte américain, un enjeu fondamental pour les sociétés occidentales : la tentation de reléguer les convictions religieuses dans la sphère privée, tout en imposant, dès l’enfance, une vision idéologique présentée abusivement comme une « normalité ».


