Ce vendredi 2 février 2024 célèbre la vie consacrée en France et on ne peut que constater la chute du nombre de religieuses. Un article de La Croix intitulé « Le monde des ‘bonnes sœurs’ semble bien avoir vécu », met en évidence des chiffres alarmants , en particulier pour les religieuses contemplatives et apostoliques.
Les chiffres présentés sont sans appel : le nombre de religieuses contemplatives a diminué de manière significative, passant de 5 237 en 2000 à 2 972 vingt ans plus tard, avec seulement 201 jeunes femmes en formation en 2022. De même, les religieuses apostoliques ont vu leur effectif chuter de 48 412 à 15 653 au cours de la même période.
Ces données sont plus qu’attristantes et illustrent un changement profond au sein de la vie religieuse en France.La vie contemplative, le véritable poumon de la foi est un trésor pour l’Église catholique, et ceux qui semblent se satisfaire de ces vocations en voie de disparition devraient plutôt se lamenter du glissement d’une Église beaucoup trop influencée par le monde moderne au détriment de son engagement spirituel profond.
Les religieuses contemplatives sont le reflet d’une foi intérieure inébranlable, elles incarnent l’importance de l’écoute de Dieu plutôt que de l’écoute de soi au gré des modes et des dernières tendances d’un monde vacillant.
On peut néanmoins voir certaines lueurs d’espoir qui viennent illuminer ce triste panorama avec, tout récemment, l’abbaye Notre-Dame-des-Neiges qui a connu un nouveau chapitre de son histoire avec l’arrivée des religieuses cisterciennes de Sainte-Marie de Boulaur, située dans le Gers.
La Croix nous indique que ces sœurs dynamiques sont arrivées en Ardèche depuis le 1er décembre 2022.Au moment de leur arrivée, elles étaient huit, et depuis lors, elles ont accueilli trois postulantes. La Sœur Marine déclare avec optimisme : « Aujourd’hui, nous sommes onze, demain nous serons douze. ».
L’abbaye Notre-Dame-des-Neiges est l’endroit où Charles de Foucauld a passé plusieurs mois et célébré sa première messe. Malheureusement, après plus d’un siècle et demi de présence des trappistes, les trois derniers frères, déjà âgés, étaient dans l’incapacité de répondre aux besoins du monastère et devaient quitter les lieux.
La Sœur Marine doit gérer 450 hectares de forêts et de terres agricoles qui s’étendent à perte de vue, elle témoigne du « don inestimable » que les moines leur ont fait en les invitant à reprendre l’abbaye.