Alors qu’en Europe, au Canada et en France, on observe souvent une tendance à l’abandon des églises, où celles-ci sont souvent vendues, mal entretenues ou converties en espaces culturels.L’Égypte connaît actuellement une augmentation des constructions et des autorisations attribuées aux églises.
Cet effet de « rechristianisation » autorisé illustre la déclaration du président égyptien Abdel Fattah Al-Sissiqui avait déclaré le 2 mars 2022, que “là où il y a une mosquée, il doit aussi avoir une église”.
Position stratégique pour les chrétiens au Moyen-Orient, l’Égypte abrite la plus importante communauté chrétienne de la région, comptant environ 10 millions de fidèles.Historiquement, l’hostilité envers les églises était si forte que même les réparations essentielles nécessitaient une autorisation du bureau du président, en vertu de lois datant de l’Empire ottoman.
La situation a commencé à changer avec l’arrivée au pouvoir du président Al-Sissi. Un comité a été mis en place pour examiner les demandes de légalisation des bâtiments religieux non autorisés. Initialement, les progrès étaient lents, avec plus de 3 700 demandes en attente.
Cependant, en mai de l’année dernière, l’Égypte a autorisé la construction de 216 églises chrétiennes supplémentaires, portant le nombre total d’églises approuvées à plus de 2 800.
Selon les rapports, les chrétiens égyptiens perçoivent la situation actuelle comme la plus favorable depuis des décennies.
Un partenaire de Release International confirme :
« Il y a eu une amélioration significative non seulement dans les lois régissant la construction des églises, mais aussi dans le nombre réel d’églises construites. Cela a contribué à une coexistence beaucoup plus saine entre chrétiens et musulmans. »
Malgré ces avancées, les chrétiens égyptiens restent vulnérables aux attaques terroristes. l’on garde en mémoire les quatre terroristes islamistes qui avaient été condamnés à mort pour leur implication dans des attaques contre des bus transportant des pèlerins chrétiens, causant la mort de 35 personnes.
Les efforts se poursuivent pour que les 1 000 églises restantes en attente d’enregistrement soient rapidement approuvées, avec l’espoir de voir la communauté chrétienne en Égypte prospérer.
Commandée par le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, la cathédrale de la Nativité du Caire a été inaugurée le 6 janvier 2019 en présence du président al-Sissi et du pape de l’Église copte orthodoxe d’Alexandrie, Théodore II.
Egalement connue sous son nom arabe (Kātidrāʾiyya Mīlād al-Masīḥ) », est une église orthodoxe copte située dans la « nouvelle capitale » de l’Égypte, à environ 45 km à l’est du Caire.
C’est la plus grande église du Moyen-Orient et de toute l’Église des trois conciles en termes de superficie. La construction de cette cathédrale a été initiée après l’attentat de l’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul du Caire en décembre 2016, dans le but de promouvoir la coexistence et l’unité nationale en Égypte. Historiquement, la construction et la rénovation d’églises en Égypte étaient strictement réglementées pour éviter les tensions religieuses, mais ces restrictions ont été levées en août 2017 par le Parlement égyptien.
L’architecture de la cathédrale, inspirée par l’arche de Noé selon la tradition copte, comprend une place principale, un quartier général papal, une salle de réception, des salles de réunion, des bureaux administratifs, ainsi qu’un garage souterrain, un bâtiment de service et deux phares coptes ornés de cloches.
L’inauguration de cette cathédrale a été marquée par une Divine Liturgie rassemblant environ 3 000 fidèles, symbolisant un message d’unité et de paix entre les chrétiens et les musulmans en Égypte.