À l’approche de la conclusion de la deuxième assemblée du synode, les pères et mères synodaux se concentrent sur la rédaction du document final destiné au pape François. Sœur Nathalie Becquart, sous-secrétaire de la secrétairerie générale du Synode, a souligné les avancées en matière de représentation des femmes dans la gouvernance ecclésiale, affirmant : « on est toujours meilleurs quand on est hommes et femmes, ensemble, au service de la mission ».
Dans un communiqué publié le 21 octobre, le cardinal Víctor Manuel Fernández, préfet du dicastère pour la Doctrine de la foi, a répondu aux critiques concernant un éventuel immobilisme sur cette question. Il a exprimé sa conviction que des progrès concrets sont possibles : « Je suis convaincu que nous pouvons avancer pas à pas, et arriver à des choses très concrètes, pour que l’on comprenne qu’il n’y a rien dans la nature des femmes qui les empêchent d’avoir des positions très importantes dans la direction des Églises. Ce qui vient vraiment de l’Esprit Saint ne sera pas arrêté ».
Sœur Nathalie Becquart a également commenté l’évolution du rôle des femmes au sein du synode. Elle a noté qu’après une première assemblée où la présence féminine était encore peu familière, cette deuxième session a montré une significative : « cette année, on a vraiment gagné en qualité d’écoute et en profondeur de parole. Je me réjouis de cette prise en compte de la diversité des paroles, y compris celles des femmes, qui ont eu un impact important dans les petits groupes et en séance plénière ».
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La religieuse xavière a également souligné qu’au-delà du synode, le code de droit canonique offre déjà plusieurs opportunités pour les femmes d’occuper des postes de responsabilité, comme « des femmes présidente d’université catholique ». Elle a fait remarquer que cette réalité n’existait pas il y a vingt ans. De plus, elle a évoqué les femmes à la tête de communautés religieuses et paroissiales, notamment en Amazonie, où de nombreuses communautés chrétiennes sont dirigées par des femmes. Elle a également cité le rôle de déléguée générale dans les diocèses, une position de responsabilité souvent complémentaire à celle de vicaire général.
Malgré ces avancées, sœur Nathalie Becquart regrette que ces possibilités ne soient pas toujours mises en œuvre : « on est toujours meilleurs quand on est hommes et femmes, ensemble, au service de la mission ». Elle a proposé des initiatives concrètes, telles que l’inclusion d’une femme dans les équipes de formation des séminaires, et a plaidé pour une intégration plus approfondie des femmes dans les instances dirigeantes de l’Église.
En conclusion, elle a affirmé que l’augmentation du nombre de femmes dans l’Église représente toujours un service à la mission.