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Pèlerinage de Notre-Dame de la Chrétienté en Espagne: le Vatican fait interdire la messe traditionnelle

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Le pèlerinage annuel de Notre-Dame de la Chrétienté, qui se déroule au sanctuaire de Notre-Dame de Covadonga (Asturies), connaît cette année une controverse après que le Vatican a interdit la célébration de la messe traditionnelle en latin.

Dans un message récent, les organisateurs ont confirmé que « l’archidiocèse d’Oviedo a reçu des instructions du Dicastère pour le culte divin, indiquant que la Sainte Messe traditionnelle ne doit pas être célébrée à Covadonga ».

Le pèlerinage, prévu du 27 au 29 juillet, est connu pour être organisé par des fidèles laïcs catholiques dévoués à la célébration de la messe selon la forme extraordinaire du rite romain. Face à cette décision, les organisateurs ont annoncé que la messe du troisième jour se tiendra désormais dans le camp des pèlerins, en respectant la forme extraordinaire du rite. Ils ont souligné que malgré cette situation, la fin du pèlerinage comprendra toujours des rituels importants comme le chant du Te Deum devant le Saint-Sacrement et la consécration à la Sainte Vierge.

De son coté, l’archidiocèse d’Oviedo rappelle l’importance historique de Covadonga, un lieu de pèlerinage qui attire chaque année des millions de visiteurs du monde entier.

Notons que les catholiques traditionalistes se trouvent déconcertés par ce qu’ils perçoivent comme un manque de cohérence dans les décisions du Saint-Siège. Alors que d’un côté, des gestes d’ouverture envers les personnes LGBT et les bénédictions de couples homosexuels semblent promouvoir l’inclusion et l’amour universel prôné par l’Église, de l’autre côté, des mesures abruptes et fermes excluent les tradis, les privant du rite tridentin pilier immuable de leur foi.

Cette dualité engendre frustration,perplexité et tristesse parmi ceux qui cherchent à vivre leur foi selon la tradition alors pourquoi un tel acharnement contre des fidèles sincères dans leur foi, fidèles qui trouvent dans le rite tridentin un ancrage immuable de leur spiritualité ? Est-ce simplement une question de standardisation liturgique, de désaccord doctrinal, ou y a-t-il d’autres motivations à l’œuvre ?

Le Saint Siege arrivera t-il à montrer la même mansuétude avec les tradis, ces nouveaux exclus, pour une Eglise vraiment ouverte à tous ?

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