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Présentation des agneaux de sainte Agnès au pape Léon XIV, une tradition éclairant la signification du pallium

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Les agneaux seront bénis à l’occasion de la mémoire de sainte Agnès, avant que leur laine ne soit utilisée pour la confection des palliums destinés aux nouveaux archevêques métropolitains

À l’approche de la mémoire liturgique de sainte Agnès, l’Église perpétue un rite ancien qui relie le témoignage des martyrs à la mission des pasteurs. La présentation de deux agneaux au pape rappelle la signification profonde du pallium, insigne liturgique exprimant la communion avec Rome et la responsabilité pastorale des archevêques métropolitains.Ce matin, dans la chapelle d’Urbain VIII, deux agneaux ont été présentés au Saint-Père pape Léon XIV, dans le cadre de la tradition précédant la mémoire liturgique de sainte Agnès, vierge et martyre, célébrée ce mercredi 21 janvier. Cette présentation ne constituait pas une bénédiction liturgique. La bénédiction des agneaux aura lieu lors de la célébration de la mémoire de la sainte dans la basilique Sainte-Agnès-hors-les-Murs, sur la via Nomentana à Rome.

La laine issue de ces agneaux sera ensuite utilisée pour la confection des palliums destinés aux nouveaux archevêques métropolitains. Ce lien matériel entre l’animal présenté, la liturgie et l’insigne épiscopal souligne la continuité entre le symbole et la mission pastorale confiée dans l’Église.Le pallium est l’un des insignes liturgiques les plus anciens de l’Église latine. À l’origine porté par le pape, il est progressivement devenu le signe distinctif des archevêques métropolitains, qui le reçoivent du successeur de saint Pierre comme expression visible de leur mission et de leur communion avec l’Église de Rome.

pallium

Confectionné en laine blanche, le pallium se présente sous la forme d’une étroite bande circulaire reposant sur les épaules, avec deux pendants, l’un sur la poitrine, l’autre dans le dos. Il est orné de six croix en soie noire, rappelant que l’autorité pastorale s’exerce toujours sous le signe de la Croix.Le pallium manifeste la communion particulière entre l’archevêque métropolitain et l’évêque de Rome. Il n’est porté que dans les limites de la province ecclésiastique confiée au métropolitain, soulignant que son autorité s’inscrit dans une communion plus large et qu’elle s’exerce en lien avec le Siège apostolique.

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Recevoir le pallium signifie ainsi s’engager à exercer le ministère épiscopal dans la fidélité à la foi, à la discipline et à l’unité de l’Église universelle.Le pallium renvoie explicitement à l’image évangélique du Christ Bon Pasteur portant la brebis sur ses épaules. La laine rappelle la brebis confiée aux soins du pasteur, tandis que les croix évoquent la dimension sacrificielle de cette mission. Le pallium devient ainsi le signe d’une autorité comprise comme service, vigilance et don de soi.

Cette symbolique s’accorde étroitement avec la mémoire de sainte Agnès, jeune martyre romaine, dont le nom et le témoignage ont très tôt été associés à l’image de l’agneau, symbole de pureté, de fidélité et d’offrande totale au Christ.À travers la présentation des agneaux et la confection des palliums, l’Église rappelle que ses signes liturgiques ne sont jamais de simples ornements. Ils expriment une réalité spirituelle profonde, celle d’une autorité pastorale vécue dans la communion, le service et la fidélité à l’Évangile.

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