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PROFANATION : Vol d’hosties à l’église Saint-Sever de Rouen

photo diocèse de Rouen
photo diocèse de Rouen
Moins de deux ans après des faits de profanation qui avaient déjà touché des églises de l’agglomération rouennaise en 2024, le diocèse de Rouen a de nouveau été confronté à une atteinte grave au sacré

Vendredi 16 janvier 2026, des hosties consacrées ont été volées dans le tabernacle de la chapelle du Saint-Sacrement de l’église Saint-Sever, un acte qualifié de « très grave profanation » par les autorités diocésaines, qui ont déposé plainte et appelé les fidèles à la prière.La profanation survenue à l’église Saint-Sever a suscité une vive émotion au sein de la communauté catholique locale. Dans un communiqué publié ce samedi 17 janvier, Monseigneur Dominique Lebrun, archevêque de Rouen, et le curé de la paroisse Saint-Sever – Saint-Clément ont tenu à nommer avec précision la gravité de l’acte commis. Des hosties consacrées ont été dérobées dans le tabernacle de la chapelle du Saint-Sacrement. Pour l’Église catholique, il ne s’agit pas d’un simple vol, mais d’un sacrilège, car l’Eucharistie est la présence réelle du Christ. C’est en ce sens que le diocèse parle d’une « très grave profanation », une qualification réservée aux atteintes les plus sérieuses au cœur de la foi.

Les signataires soulignent la blessure spirituelle infligée à l’ensemble de la communauté. « L’auteur de ce sacrilège a violé ce qu’il y a de plus saint pour les catholiques », écrivent-ils, précisant que l’archevêque, le curé et les paroissiens sont « meurtris par cet acte ». Ces mots traduisent une souffrance partagée, qui touche aussi bien les pasteurs que les fidèles profondément attachés à la vie sacramentelle.Le communiqué exprime également une « profonde tristesse » devant « ce qui porte atteinte au sacrement qui réunit les fidèles chaque dimanche ». Cette référence explicite à la messe dominicale rappelle que l’Eucharistie demeure le centre de la vie ecclésiale, lieu de communion et de rassemblement.

Sur le plan civil, le diocèse précise que les autorités compétentes ont été informées et remercie les forces de l’ordre pour leur « rapide réaction ». Une plainte a été déposée, marquant la volonté de l’Église de faire reconnaître la gravité de l’atteinte subie, dans le cadre du droit commun et du respect de la liberté de culte.Mais l’essentiel de l’appel diocésain demeure spirituel. Les fidèles ont été invités à s’unir dans la prière, « pour le respect du Saint-Sacrement, pour la conversion des cœurs et pour la protection de nos lieux de culte ». Conformément à cette invitation, un acte de réparation a été accompli en début de soirée, avant l’office célébré ce samedi à 18 heures.Alors que les fidèles se préparent désormais à vivre l’office dominical, le diocèse de Rouen entend répondre à cette profanation par la prière, l’unité et la fidélité à la foi de l’Église, dans un esprit de recueillement et d’espérance.

Communiqué du Diocèse de Rouen

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