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Saint Sernin

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Martyr et évêque de Toulouse (IIIe siècle)

Saint Sernin, ou Saturnin, demeure une figure essentielle de la première évangélisation des Gaules. Martyr du IIIe siècle, il est vénéré comme le premier évêque de Toulouse et comme l’un des missionnaires qui ont contribué à l’implantation des premières communautés chrétiennes dans le sud du pays. Comme souvent pour les saints de cette période, il est difficile de distinguer totalement l’histoire de la légende. Une tradition ancienne le dit envoyé par saint Pierre lui-même, mais il est plus prudent de le situer parmi les missionnaires venus vers les années 250, à l’image de saint Denys de Paris. Son passage à Toulouse marque les débuts du siège épiscopal de la ville.

Son nom et son souvenir se retrouvent dans de nombreuses localités méridionales. La commune de Saint-Saturnin, dans le Puy-de-Dôme, lui est consacrée et garde mémoire du transfert de ses reliques en Auvergne au VIe siècle. Son église romane, l’une des cinq grandes basiliques d’Auvergne, témoigne encore aujourd’hui de cette ancienne dévotion.

Les récits traditionnels rapportent sa prédication et son martyre avec la vigueur propre aux passions des premiers siècles. On y lit notamment qu’« après l’Ascension du Sauveur, au début de la prédication apostolique, Saturnin chargé de mission par saint Étienne, vint à Toulouse où il convertit beaucoup de monde. Puis, il alla dans les provinces voisines prêcher la parole de Dieu. […] Après tant d’efforts pour répandre partout la doctrine du Christ, il revint à Toulouse. […] À ces mots du saint évêque, ils passèrent, autour du taureau qui devait être immolé, une corde à laquelle ils attachèrent les pieds du saint. […] Aussitôt, tête brisée, crâne décervelé, corps tout entier déchiré, il rendit à Dieu son âme admirable. » (saints du diocèse de Pamiers)

Dans l’Albigeois aussi, sa mémoire reste ancrée comme un souvenir des premières semences de l’Évangile. Le diocèse d’Albi écrit ainsi : « Il est fort probable que les premiers chrétiens de notre pays soient venus de Toulouse […] Or, il y avait une Église à Toulouse au milieu du IIIe siècle, avec un évêque Saturnin ou Sernin martyrisé lors de la persécution de Dèce. […] C’est ce souvenir qui a sans doute été à l’origine de la vénération du saint Martyr dans le diocèse d’Albi. »

La tradition liturgique résume son témoignage de manière sobre en rappelant que, vers 250, il fut arrêté au Capitole de Toulouse et précipité du haut des degrés, rendant ainsi son âme au Christ.À travers les siècles, saint Sernin reste un témoin lumineux de la foi, un pasteur donné à son peuple jusqu’à l’extrême.

Avec Nominis

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