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Sainte Adèle

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À la tête de cette communauté bénédictine, Adèle exerce la charge d’abbesse. Les sources la présentent comme une supérieure respectée, reconnue pour son autorité et sa conduite

Sainte Adèle, abbesse bénédictine à Pfalzel (+ 735)

Sainte Adèle relève de la noblesse franque chrétienne du VIIᵉ siècle, à une époque où les liens entre pouvoir politique et vie monastique jouent un rôle déterminant dans l’organisation religieuse des territoires. Fille du roi Dagobert II, souverain d’Austrasie, elle appartient à une lignée étroitement liée à la diffusion et à la consolidation du christianisme dans l’espace germanique.Après la mort de son époux, Adèle fait le choix de la vie religieuse. Ce passage de la condition laïque à la consécration monastique, fréquent parmi les femmes de haut rang de son temps, s’accompagne d’un engagement durable au service de l’Église. Elle fonde l’abbaye de Pfalzel, située dans le diocèse de Trèves, l’un des plus anciens centres épiscopaux de l’Occident chrétien.

À la tête de cette communauté bénédictine, Adèle exerce la charge d’abbesse. Les sources la présentent comme une supérieure respectée, reconnue pour son autorité et sa conduite.

L’abbaye de Pfalzel devient un lieu de vie spirituelle stable et structuré, participant à l’enracinement du monachisme féminin dans la région.

Par sa descendance, sainte Adèle est également liée à l’histoire missionnaire de l’Europe du Nord. Elle est la grand-mère de saint Grégoire d’Utrecht, disciple de saint Boniface, qui joua un rôle actif dans l’évangélisation de la Germanie. Cette filiation souligne la continuité entre vie monastique, formation spirituelle et œuvre missionnaire au sein des familles chrétiennes de l’époque.La figure de sainte Adèle demeure ainsi associée à la fidélité à la vie consacrée, à la fondation monastique et à la transmission de la foi dans un contexte de structuration durable de l’Église en terres franques.

Avec nominis

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