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Sainte Marguerite-Marie Alacoque

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Réformatrice du Carmel et docteur de l’Église (+ 1582)

Née le 22 juillet 1647 en Bourgogne, Marguerite-Marie Alacoque demeure l’une des figures mystiques les plus marquantes du XVIIᵉ siècle chrétien. Orpheline à douze ans, elle connut dès son enfance la souffrance et l’humiliation, vivant sous la domination de tantes autoritaires. Ces années d’épreuve façonnèrent en elle un cœur tourné vers Dieu, mûr pour la vocation religieuse qui devait s’épanouir à Paray-le-Monial.

À vingt-quatre ans, elle entra enfin au monastère de la Visitation. Là, dans la simplicité et l’humilité de la vie cloîtrée, son âme s’ouvrit aux grandes grâces mystiques qui marqueront son chemin. En 1673, le Christ lui apparut, lui révélant le mystère du Sacré-Cœur :

« Voici le Cœur qui a tant aimé les hommes jusqu’à s’épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour. »

Sous la direction spirituelle du père jésuite Claude de La Colombière, Marguerite-Marie devint l’instrument choisi pour propager ce culte de réparation et de confiance envers le Cœur de Jésus. De la Visitation de Paray-le-Monial, la dévotion se répandit peu à peu dans toute l’Église catholique, jusqu’à devenir l’un des piliers de la piété moderne.Malgré les résistances du jansénisme et les bouleversements de la Révolution, le souvenir de la visitandine demeura vivant. Béatifiée en 1864 puis canonisée en 1920, sainte Marguerite-Marie continue d’attirer des foules à Paray-le-Monial, haut lieu spirituel où le message du Sacré-Cœur garde toute sa force : rappeler aux hommes l’amour infini de Dieu manifesté dans le Christ.

Plusieurs papes, de Pie IX à Jean-Paul II, ont souligné la portée universelle de cette révélation, source de miséricorde et de paix. Le pape Pie XII, notamment, affirmait que la dévotion au Sacré-Cœur « résume toute la religion et conduit plus sûrement les âmes à la perfection chrétienne ».

Sainte Marguerite-Marie nous laisse aussi le témoignage d’une foi totale, exprimée dans une de ses lettres à une religieuse :

« En vous oubliant de vous-même, vous le posséderez. En vous abandonnant à lui, il vous possédera. Allez donc, pleine de foi et d’une amoureuse confiance, vous livrer à la merci de sa Providence, pour lui être un fonds qu’il puisse cultiver à son gré et sans résistance de votre part, demeurant dans une humble et paisible adhérence à son bon plaisir. »

En ce 17 octobre, jour de sa mémoire liturgique, l’Église contemple à travers elle la flamme d’un amour divin qui ne s’éteint jamais, un cœur offert pour rappeler au monde que Dieu n’est jamais fatigué d’aimer.

Source nominis

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