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Sainte Mathilde

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« O bon Jésus, je vous remercie de la grande miséricorde que vous faites à votre vile créature de lui donner quelques petites choses à souffrir


Reine de Germanie († 968), appelée aussi Maud

L’Église fait mémoire ce 14 mars de sainte Mathilde, reine de Germanie, figure de sainteté vécue au cœur du pouvoir. Épouse du roi Henri Ier, surnommé « l’Oiseleur », elle sut unir la dignité royale à une profonde vie spirituelle, marquée par la prière, la charité et le souci constant des plus pauvres.Née en Saxe à la fin du IXe siècle, Mathilde reçoit une éducation chrétienne solide à l’abbaye d’Erfurt. Elle y est formée à la prière, à la discipline spirituelle et au service des autres. Cette formation monastique marquera toute sa vie.

Son mariage avec Henri Ier de Germanie est réputé heureux. Durant les vingt années de leur union, le roi gouverne et défend son royaume, tandis que la reine se consacre aux œuvres de miséricorde. Elle visite les malades, secourt les pauvres et passe de longues heures dans la prière. Son principal souci est d’aider son époux à établir le règne de Dieu dans son vaste empire.Après la mort du roi, la vie de Mathilde devient plus difficile. Sa grande générosité envers les pauvres, les monastères et les œuvres de charité suscite les critiques de certains de ses enfants. Son fils Othon, qui deviendra le premier empereur germanique, lui reproche notamment ses libéralités, affirmant qu’elles risquent d’appauvrir le royaume.

Ces tensions familiales causent à la reine de profondes souffrances. Fidèle à son esprit de paix, elle s’efforce pourtant d’apaiser les querelles. Peu à peu, elle se retire du monde et se rapproche de la vie monastique auprès des bénédictines en Saxe.Privée d’une partie de ses biens et retirée à Quedlinbourg, Mathilde consacre les dernières années de sa vie à la prière et à la pénitence. Elle continue cependant à encourager la fondation d’œuvres de charité, notamment des maisons pour les personnes âgées et plusieurs monastères.

Très attachée à son époux, qu’elle avait profondément aimé durant leurs vingt années de mariage, elle demanda avant sa mort à être ensevelie près de lui.

Elle s’éteint en l’an 968, laissant le témoignage d’une reine humble et charitable, qui aura cherché toute sa vie à servir Dieu dans les responsabilités qui lui étaient confiées.

Peu avant de mourir, sainte Mathilde prononça ces paroles empreintes d’une grande foi :

« O bon Jésus, je vous remercie de la grande miséricorde que vous faites à votre vile créature de lui donner quelques petites choses à souffrir.
Celui qui vous regarde tout déchiré et étendu sur une croix si dure, peut il avoir une bouche, un cœur et une âme pour se plaindre ? »

Avec nominis

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