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[ Synode allemand ] Tentative de passage en force

Lors de son assemblée du week-end dernier, le Comité central des catholiques allemands (ZdK) a réaffirmé sa volonté de poursuivre sa “voie réformiste”. Cependant, cette décision n’a pas été bien accueillie par de nombreux évêques et cardinaux de la Curie, qui ont, à raison, réagi négativement aux décisions de la Commission européenne sur la Voie synodale.

La présidente du ZdK, Irme Stetter-Karpa, s’est exprimé sur sa “fureur” face à ces réactions, citant en particulier la réponse du cardinal Arthur Roche, qui a rappelé que l’homélie lors d’une célébration eucharistique est réservée aux prêtres ou aux diacres, et que les laïcs ne peuvent pas administrer les sacrements sans une dispense de l’évêque diocésain. Pour Stetter-Karpa, cela reflète une Église caractérisée par des hommes qui assoient leur pouvoir et refusent les développements.

En plus de demander la mise en œuvre des décisions de la Voie synodale dans tous les diocèses allemands, elle a également annoncé la création d’une “Commission synodale” en novembre pour traiter des questions qui ne peuvent pas être traitées par les Assemblées synodales. Cette annonce a surpris les évêques, qui n’avaient pas été consultés auparavant.

Stetter-Karpa a également demandé que certaines règles de l’Union européenne soient respectées dans cette commission, telles que l’exigence que les résolutions soient prises à la double majorité des deux tiers : celle de tous les membres de l’assemblée et celle des évêques. Cependant, certains évêques ont exprimé des doutes quant à la légitimité de cette voie empruntée par le ZdK.

Le financement de cette initiative doit être décidé en juin, et certains membres du ZdK ont noté que, en Suisse, les décisions financières sont largement prises par des organes laïcs plutôt que par les évêques. Le vice-président du ZdK, Thomas Söding, a souligné qu’il est normal que ceux qui paient l’impôt ecclésiastique décident de son utilisation.

En somme, la réaffirmation de la “voie réformiste” du ZdK a été mal accueillie par certains évêques et cardinaux, mais le ZdK continue de promouvoir ses idées de réforme à travers la création de la Commission synodale. Cette décision a suscité des doutes quant à sa légitimité et à son financement, mais le ZdK espère que cette commission aidera à traiter les questions importantes qui ne peuvent pas être résolues par les Assemblées synodales.

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