La radio publique belge Studio Brussel, appartenant au groupe audiovisuel flamand VRT, a récemment provoqué un profond scandale en diffusant en direct un sketch au cours duquel ses animateurs ont volontairement brisé plusieurs objets en studio, parmi lesquels une statue représentant la Vierge Marie et l’Enfant Jésus. Présentée comme une séquence humoristique, la scène consistait à détruire différents objets à l’antenne. Mais le fait d’avoir pris pour cible une représentation sacrée du christianisme constitue une véritable profanation, diffusée de surcroît sur une radio financée par des fonds publics.
[ VIDEO ] ALERTE 🚨 Belgique : des animateurs d’une radio publique brisent une statue de Jésus et se justifient
— Tribune Chrétienne (@tribuchretienne) March 24, 2026
🔴⚡️Les animateurs de Studio Brussel se sont justifiés en affirmant que « la Belgique n’est pas un pays très religieux »,
📌 tout en reconnaissant qu’ils ne feraient… pic.twitter.com/WVu5aLCt6J
Interrogés par le journaliste irlandais Colm Flynn, les animateurs ont tenté de minimiser la gravité de leur geste en affirmant que la Belgique n’était « pas un pays très religieux ». Dans le même temps, ils ont reconnu qu’ils ne se permettraient jamais un tel acte à l’encontre de symboles de l’islam ou du judaïsme, invoquant le caractère « dangereux » ou «inapproprié » d’une telle initiative.
Comble de cette dérive, les protagonistes ont expliqué qu’ils se considéraient eux-mêmes comme catholiques, estimant que cette appartenance leur conférait une forme de légitimité pour poser ce geste, au nom d’une prétendue auto-critique. Un argument qui ne fait qu’aggraver la portée de l’acte, en révélant une confusion profonde entre liberté d’expression et mépris du sacré.
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Car c’est bien de cela qu’il s’agit. La destruction d’une statue représentant la Vierge et l’Enfant Jésus ne relève pas d’une simple plaisanterie, mais d’une atteinte directe à ce que des millions de fidèles tiennent pour sacré. Elle constitue un geste de dérision et de banalisation du sacré, qui ne serait jamais toléré s’il visait d’autres traditions religieuses. Les images, largement relayées en ligne, montrent une scène sans ambiguïté. Une représentation religieuse est brisée sous les rires, dans un cadre présenté comme divertissant. Ce qui aurait dû susciter une condamnation unanime est au contraire accueilli avec légèreté dans certains milieux, signe d’un glissement préoccupant.
Dans les réactions suscitées par cette séquence, de nombreux internautes dénoncent une hypocrisie désormais assumée. Certains saluent l’intervention du journaliste, qui a mis en lumière l’incohérence des animateurs. D’autres expriment leur indignation face à une profanation d’un symbole central de la foi chrétienne et de l’héritage européen. Un commentaire évoque « la honte de détruire un symbole de sa propre civilisation et de ce que les générations passées ont transmis ». Un autre souligne que « la question posée a révélé une vérité que beaucoup refusent désormais d’affronter ». Au-delà de cet épisode, c’est un phénomène plus large qui apparaît. Le christianisme semble devenu, dans une partie de l’espace public européen, une cible privilégiée.
Une religion que l’on peut tourner en dérision, attaquer ou profaner sans craindre de conséquences, précisément parce qu’elle ne répond pas par la violence.
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Cette asymétrie est ici explicitement reconnue par les auteurs eux-mêmes. Ils admettent qu’ils s’abstiendraient face à d’autres religions, non par respect, mais par crainte. Le respect devient ainsi une variable conditionnée par la peur, et non plus un principe moral universel. Dès lors, une question s’impose. Peut-on encore parler d’égalité entre les religions lorsque certaines sont protégées de toute atteinte, tandis que d’autres peuvent être publiquement profanées dans l’indifférence ? Cet épisode met en lumière une réalité inquiétante. Là où le christianisme appelle à la paix et à la patience, certains y voient une permission implicite de le mépriser. Cette logique conduit à une banalisation des actes de profanation, qui fragilise toujours davantage la place du sacré dans nos sociétés.
À travers cette séquence, c’est donc bien plus qu’un simple incident médiatique qui se joue. C’est le rapport de l’Europe à ses racines chrétiennes qui est en question. Une civilisation peut-elle durablement mépriser ce qui l’a fondée sans en subir les conséquences ? À ce titre, dans un pays où certains évêques revendiquent le sacerdoce d’hommes mariés et la bénédiction de couples homosexuels, l’Église belge est dans un état calamiteux. Cette situation éclaire en partie de tels dérèglements. Et lorsque les pasteurs eux-mêmes ont déjà démissionné de leur charge, qui reste-t-il pour éclairer et conduire les fidèles ?


