Le vice-président JD Vance a atterri lundi en Arménie, marquant une étape diplomatique inédite dans l’histoire des relations entre Washington et Erevan. Aucun président ni vice-président des États-Unis en exercice ne s’était encore rendu dans cette nation du Caucase du Sud.Accueilli avec les honneurs protocolaires, tapis rouge, garde d’honneur et délégation officielle, le vice-président était accompagné de son épouse Usha. Des drapeaux arméniens et américains flottaient le long du parcours menant à sa rencontre officielle, signe visible de l’importance accordée à cette visite.
⚡️FLASH [ Vidéo ] Le vice-président JD Vance venu en ami en Arménie
— Tribune Chrétienne (@tribuchretienne) February 9, 2026
🔴"C’est bien sûr l’une des plus anciennes cultures chrétiennes du monde entier, et je ressens donc une grande affinité pour le peuple arménien"
📌C'est une première historique : aucun président ni… pic.twitter.com/1ya6vqOVfz
Cette séquence s’inscrit dans l’effort diplomatique engagé par l’administration du président Donald Trump pour consolider un accord négocié par les États-Unis afin de mettre un terme à plusieurs décennies de tensions entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan.JD Vance s’est entretenu avec le Premier ministre arménien Nikol Pachinian, qui avait signé en août dernier à la Maison-Blanche un accord visant à rouvrir des axes de transport stratégiques entre les deux pays. À cette occasion, les parties avaient réaffirmé leur engagement en faveur de la signature d’un traité de paix. Le texte a été paraphé par les ministres des Affaires étrangères, ce qui constitue une approbation préliminaire, dans l’attente de la signature officielle par les dirigeants et de la ratification parlementaire.
Au début de la réunion, le vice-président américain a souligné la portée historique et spirituelle de la relation avec l’Arménie :
« Le Premier ministre a été un grand ami pour nous et un véritable allié pour la paix et le développement dans cette région du monde. C’est bien sûr l’une des plus anciennes cultures chrétiennes du monde entier, et je ressens donc une grande affinité pour le peuple arménien, mais aussi pour vous et pour votre administration. »
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Par ces mots, JD Vance a mis en lumière l’enracinement chrétien plurimillénaire de l’Arménie, premier État à avoir adopté officiellement le christianisme au début du IVᵉ siècle, et a inscrit la relation bilatérale dans une perspective à la fois historique et culturelle.Nikol Pachinian a exprimé sa gratitude envers Donald Trump et JD Vance, estimant que les négociations de paix étaient proches d’un « point de non-retour » dans la poursuite d’un règlement durable.
Le déplacement du vice-président intervient après quatre jours passés à Milan à l’occasion des Jeux olympiques d’hiver. Il doit poursuivre sa mission diplomatique en Azerbaïdjan dès mardi, afin d’encourager les avancées en cours.Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev et Nikol Pachinian siègent tous deux au nouveau Conseil pour la paix mis en place par Donald Trump. Initialement envisagé pour accompagner le plan de cessez-le-feu à Gaza, ce cadre s’est élargi et entend favoriser des règlements diplomatiques dans plusieurs régions stratégiques. Une première réunion doit se tenir prochainement à Washington.L’accord discuté entre les deux anciennes républiques soviétiques prévoit la création d’un corridor de transit majeur baptisé « Trump Route for International Peace and Prosperity ». Ce projet vise à relier l’Azerbaïdjan à son exclave autonome du Nakhitchevan à travers une bande de territoire arménien large de 32 kilomètres.
Rappelons que la situation des chrétiens d’Arménie demeure marquée par une profonde inquiétude, nourrie par les bouleversements récents dans la région du Haut-Karabakh. Après les offensives de 2020 puis de 2023, la quasi-totalité des 120 000 Arméniens de ce territoire, historiquement chrétien, ont dû fuir vers l’Arménie, laissant derrière eux églises, monastères et villages séculaires.
Beaucoup redoutent aujourd’hui l’effacement progressif de ce patrimoine spirituel unique, berceau d’une des plus anciennes nations chrétiennes du monde. Pour Erevan, la question n’est pas seulement géopolitique, elle est existentielle : il s’agit de préserver une présence chrétienne bimillénaire, une culture, une mémoire et des lieux saints qui constituent le cœur même de l’identité arménienne. Face aux incertitudes régionales, la protection des chrétiens d’Arménie et de leur héritage apparaît ainsi comme un enjeu majeur, tant pour la stabilité du Caucase que pour la défense des minorités chrétiennes dans le monde.


