Ce Dimanche 31 août 2025, deux activistes climatiques du groupe Futuro Vegetal ont jeté de la peinture rouge et noire sur la façade de la basilique de la Sagrada Familia à Barcelone, criant « justice climatique » avant d’être interpellées par la sécurité. Le collectif a revendiqué cette action comme une dénonciation de l’inaction gouvernementale face à la crise climatique et aux incendies qui ont ravagé l’Espagne et l’Europe cet été.
Selon leur communiqué, les militantes entendaient attirer l’attention sur ce qu’elles considèrent comme un « désastre écologique alimenté par l’inaction des dirigeants ». Elles ont affirmé que la vague d’incendies ayant ravagé plus de 350 000 hectares en Espagne au cours du mois d’août constitue une preuve tangible de l’urgence climatique.
Leur geste de jeter de la peinture rouge et noire n’était pas anodin : ces couleurs symboliseraient à leurs yeux le feu destructeur et la fumée qui recouvre de nombreuses régions d’Europe.
Les militantes affirment que leurs actions visent à provoquer un électrochoc dans l’opinion publique, persuadées que les manifestations traditionnelles ou les pétitions ne suffisent plus à faire réagir les autorités. « Les gouvernements ferment les yeux, alors nous frappons là où l’attention est maximale », justifie Futuro Vegetal. L’attaque de la Sagrada Familia se veut donc, selon leurs propres termes, un « acte de désobéissance civile » destiné à rappeler aux responsables politiques que chaque retard dans la lutte contre le réchauffement climatique aura des conséquences dramatiques pour les générations futures.
La Sagrada Familia, chef-d’œuvre inachevé de l’architecte Antoni Gaudí (1852-1926), classée au patrimoine mondial de l’UNESCO et élevée au rang de basilique mineure en 2010, est bien plus qu’une attraction touristique. C’est un lieu de culte vivant, consacré à la Sainte Famille, où chaque année des millions de fidèles et de visiteurs se recueillent. Sa silhouette, devenue l’emblème de Barcelone, incarne à la fois l’audace artistique et la foi profonde d’un peuple.
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🔴⚡️VIDEO⚡️ La cathédrale de la Sagrada Familia prise pour cible : quand les symboles chrétiens deviennent champ de bataille idéologique
— Tribune Chrétienne (@tribuchretienne) August 31, 2025
📌Deux militantes écologistes ont jeté de la peinture sur la façade de la basilique de la Sagrada Familia à Barcelone, dénonçant l’inaction… pic.twitter.com/3T52QQsgXD
Ce nouvel épisode rappelle une réalité préoccupante : les églises, les symboles chrétiens et les lieux de culte deviennent trop souvent les cibles de protestations idéologiques
Qu’il s’agisse de militants écologistes, de mouvements politiques ou d’activistes d’autres causes, les sanctuaires et les œuvres d’art sacrées sont instrumentalisés comme espaces de provocation, au détriment de leur dimension religieuse, culturelle et spirituelle.
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L’Église se retrouve ainsi exposée à une triple violence. D’un côté, des attaques matérielles et idéologiques comme celles de Barcelone. D’un autre, des actes de profanation ou de vandalisme répétés contre des croix, des statues ou des églises en Europe. Enfin, des agressions meurtrières comme celles survenues à Minneapolis ou dans d’autres lieux où des chrétiens paient de leur vie leur fidélité à l’Évangile.Ces réalités témoignent d’un même mouvement de fond : la machine anti-chrétienne est à l’œuvre. Qu’elle prenne la forme de coups de peinture, de slogans hostiles ou de persécutions sanglantes, elle vise à affaiblir la visibilité publique de la foi et à marginaliser le christianisme. Face à cela, les chrétiens sont appelés à répondre avec courage et espérance, en défendant le respect du sacré et en continuant à témoigner, au cœur des épreuves, de Celui qui est la véritable Lumière.