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Mémoire de sainte Agathe, vierge et martyre

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Elle est honorée comme un modèle de foi et de constance, une jeune femme qui, au cœur d’une persécution sévère, conserva, selon les mots de la liturgie, « son corps pur et sa foi intacte dans le martyre »

Mémoire de sainte Agathe, vierge et martyre

La tradition chrétienne fait mémoire de Sainte Agathe de Catane, jeune chrétienne de Sicile, morte en martyre vers l’an 251, au temps des persécutions de l’empereur Dèce. Son nom, d’origine grecque, signifie « bonté », une étymologie souvent relevée par les hagiographes pour éclairer la cohérence de son témoignage.

Selon les sources anciennes, Agathe serait née à Catane ou à Palerme. Sa beauté attira l’attention du gouverneur romain Quintianus, qui chercha à la contraindre à renier sa foi et à céder à ses avances. Malgré l’intervention d’une entremetteuse et les pressions répétées, la jeune femme refusa, affirmant avoir consacré sa virginité au Christ. Cette résistance la conduisit à l’emprisonnement puis à des supplices d’une extrême violence, décrits par la tradition comme une tentative d’anéantir sa détermination.Les récits hagiographiques convergent sur un point essentiel, Agathe demeura fidèle jusqu’au bout à sa foi et à son engagement, offrant sa vie comme témoignage au Christ. C’est ce témoignage qui explique la place singulière qu’elle occupe dans la liturgie romaine. Son nom est cité dans le Canon romain de la Prière eucharistique, aux côtés de sainte Lucie, sainte Agnès et sainte Cécile, un honneur réservé à quelques figures féminines du martyrologe.

La figure de sainte Agathe a profondément marqué l’histoire de l’art chrétien. De nombreux artistes l’ont représentée, notamment dans les vitraux. En France, l’église de Lignières, dans le diocèse de Bourges, conserve un vitrail la montrant conduite au supplice pour avoir refusé les hommages du gouverneur. À Clermont, son histoire apparaît également dans les vitraux de la cathédrale Notre-Dame, signe de la diffusion ancienne de son culte bien au-delà de la Sicile.Aujourd’hui encore, sa mémoire demeure vivante, à Catane bien sûr, mais aussi dans plusieurs localités européennes qui portent son nom. Elle est honorée comme un modèle de foi et de constance, une jeune femme qui, au cœur d’une persécution sévère, conserva, selon les mots de la liturgie, « son corps pur et sa foi intacte dans le martyre », offrant au Christ Seigneur le témoignage de toute sa vie.

Avec Nominis

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