À l’occasion de la solennité de la Très Sainte Trinité, célébrée ce dimanche 31 mai place Saint-Pierre, le pape Léon XIV a consacré sa méditation de l’Angélus au mystère central de la foi chrétienne. Une semaine après la Pentecôte, le Saint-Père a invité les fidèles à relire le temps pascal à partir de « la vie de Dieu qui s’est donnée à nous en Jésus-Christ ». Le pape a d’abord rappelé que cette vie divine n’est pas une réalité abstraite, mais une communion dans laquelle les croyants sont appelés à entrer. « Cette vie est une communion dynamique, inépuisable, féconde, qui nous implique désormais », a-t-il déclaré. Évoquant l’action de l’Esprit Saint, il a souligné que celui-ci a été répandu dans les cœurs afin que l’Église puisse prendre forme dans le monde comme « sacrement de communion », lieu de rencontre, d’amour et de vie. Pour développer sa réflexion, Léon XIV s’est appuyé sur la figure de Nicodème, présentée dans l’Évangile de saint Jean. Membre influent du peuple d’Israël, celui-ci vient rencontrer Jésus de nuit afin de mieux comprendre son enseignement. Le pape a vu dans cette démarche l’expression d’une recherche sincère de la vérité. Accueillant Nicodème, Jésus lui révèle qu’il est possible de « renaître » et lui ouvre la perspective d’une transformation intérieure par l’action de Dieu.
Le Saint-Père a alors cité l’un des passages les plus connus de l’Évangile : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle. » Il a également rappelé les paroles qui suivent immédiatement : « Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour condamner le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. » Dans la suite de son intervention, Léon XIV a insisté sur la proximité que le croyant peut expérimenter avec Dieu. « Dans le Mystère de Dieu, Père, Fils et Esprit Saint, nous sommes chez nous, comme Nicodème se sentit chez lui auprès de Jésus », a-t-il affirmé. C’est dans ce contexte qu’il a prononcé l’une des phrases marquantes de cette méditation : « La vie de Dieu est merveilleuse et captivante. » Cette vie apporte « la paix à notre cœur, souvent si inquiet » et permet de vivre des relations fraternelles dans « la joie de l’Esprit ».
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Le pape a également développé une réflexion sur les conséquences humaines et sociales de cette vocation à la communion. « La Trinité nous fait aimer tout et tous », a-t-il déclaré, ajoutant que chaque créature est faite pour « la communion, la relation et la rencontre ». À l’inverse, il a observé que « les divisions, les polarisations et le mépris des différences apportent au monde destruction, tristesse et stérilité ». Revenant à Nicodème, Léon XIV a rappelé que celui-ci avait invité les membres du Sanhédrin à écouter Jésus avant de le condamner. Il a présenté cette attitude comme le fruit de « l’Esprit de communion », capable d’ouvrir le cœur à la vérité et à la nouveauté de Dieu. Enfin, reprenant les paroles de saint Paul aux Corinthiens, le pape a exhorté les fidèles à vivre dans la joie, l’unité et la paix : « Soyez dans la joie, recherchez la perfection, encouragez-vous mutuellement, soyez d’un même sentiment, vivez en paix et le Dieu d’amour et de paix sera avec vous. »
Après l’Angélus, Léon XIV a renouvelé son appel à la paix. Évoquant le mois de mai qui s’achève, il a rappelé que toute l’Église avait élevé une prière particulière pour les peuples éprouvés par la guerre, notamment à travers la récitation du Rosaire. Il a demandé que « la divine Sagesse éclaire la conscience de ceux qui exercent une autorité » afin qu’ils recherchent « une paix juste et durable ».
SOLENNITÉ DE LA TRÈS SAINTE TRINITÉ
PAPE LÉON XIV
ANGÉLUS
Place Saint-Pierre
Dimanche 31 mai 2026
« Chers frères et sœurs, bon dimanche !
Avec la solennité de la Pentecôte, il y a une semaine, le Temps pascal s’est achevé. En célébrant aujourd’hui le Mystère de Dieu Trinité, il nous est offert de repenser le chemin parcouru, à partir de son centre : la vie de Dieu qui s’est donnée à nous en Jésus-Christ. Cette vie est une communion dynamique, inépuisable et féconde qui nous implique désormais : l’Esprit qui unit le Père et le Fils a en effet été répandu dans nos cœurs, de sorte que l’Église prend forme dans le monde, sacrement de communion, espace de rencontre, d’amour et de vie où le ciel et la terre se touchent déjà.
L’Évangile de la liturgie de ce jour (Jn 3, 16-18) nous présente Nicodème, une personnalité éminente en Israël qui éprouva une profonde attirance pour Jésus. Il alla en effet le rencontrer, de nuit, pour ne pas être vu, désireux de mieux connaître ce Maître mystérieux et de lui poser des questions. En l’accueillant, le Seigneur donna de l’importance à sa recherche. Il le surprit en lui suggérant qu’il est possible, même pour un adulte, de renaître ; il lui laissa entrevoir que la vie de Dieu pouvait transformer sa propre vie. Jésus parla à Nicodème de l’Esprit Saint, illuminant sa nuit par cette vérité qui résonne aujourd’hui dans toutes nos églises : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais ait la vie éternelle » (v. 16). Et encore : « Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour condamner le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui » (v. 17).
Très chers amis, dans le Mystère de Dieu, Père, Fils et Esprit Saint, nous sommes chez nous, comme Nicodème se sentit chez lui auprès de Jésus. ; elle apporte la paix à notre cœur, souvent si inquiet, et nous fait rencontrer des frères et des sœurs dans la joie de l’Esprit. La Trinité nous fait aimer tout et tous : nous découvrons que chaque créature est faite pour la communion, la relation et la rencontre. Et, par contraste, nous comprenons pourquoi les divisions, les polarisations et le mépris des différences apportent au monde destruction, tristesse et stérilité.
Nicodème faisait partie du Sanhédrin, le conseil des chefs d’Israël. Lorsque, au sein du Sanhédrin, il entendit des paroles de mépris à l’égard de Jésus, il invita tous les membres à l’écouter avant de le condamner. Il avait reçu de Dieu, par le Christ lui-même, l’Esprit de communion, qui ouvre le cœur à la vérité nouvelle et à la véritable nouveauté. Celui qui n’accueille pas cet Esprit vieillit vite dans la plainte ; il se retrouve seul et n’a jamais l’âme en fête. Aujourd’hui, au contraire, chers frères et sœurs, c’est la fête ! La fête de Dieu est notre fête. C’est pourquoi saint Paul écrit aux Corinthiens : « Soyez dans la joie, cherchez la perfection, encouragez-vous mutuellement, ayez les mêmes sentiments, vivez en paix, et le Dieu d’amour et de paix sera avec vous » (2 Co 13, 11).
Et maintenant, par la prière de l’Angelus, tournons-nous vers la Vierge Marie : que dans son « oui » à la Volonté divine puisse aussi s’épanouir notre « oui » à l’amour de la Très Sainte Trinité.
Après l’Angelus
Chers frères et sœurs,
En ce mois de mai, une invocation unanime pour la paix s’est élevée de toute l’Église. En particulier à travers la prière du saint Rosaire, qui, comme une chaîne ininterrompue, a confié à l’intercession de la Vierge Marie les peuples meurtris par la guerre. Que la divine Sagesse éclaire la conscience de ceux qui exercent une autorité et oriente leurs décisions vers la recherche sincère d’une paix juste et durable.
Aujourd’hui, en Italie, est célébrée la 25e « Journée du soulagement ». Je suis proche des personnes malades et de ceux qui prennent soin d’elles ; je remercie et j’encourage tous ceux qui diffusent la culture de la proximité et de l’attention aux autres.
J’adresse mon salut affectueux à vous tous qui êtes venus aujourd’hui sur la place Saint-Pierre, Romains et pèlerins !
Je souhaite en particulier la bienvenue à l’évêque et aux pèlerins du diocèse de Kumba, au Cameroun ; ainsi qu’à la chorale paroissiale de Dunajská Lužná, en Slovaquie. Je salue les Polonais présents ici ainsi que les participants au grand pèlerinage vers le sanctuaire de Piekary, où Marie est vénérée comme Mère de la Justice sociale.
Je salue le groupe des Alpini de Rivoli, les jeunes de San Zeno Naviglio, ainsi que les participants au « Relais de l’inclusion », accompagnés de plusieurs bannières réalisées par des élèves de lycées italiens. »
Source Vatican


