La messe d’ordination épiscopale de Monseigneur Martial Bernard est fixée au dimanche 20 décembre 2026, à 15 heures, en la cathédrale Saint-Gervais-et-Saint-Protais de Soissons. Cette célébration marquera son entrée dans une charge nouvelle, celle de pasteur d’une Église particulière dont l’histoire est intimement liée à celle du christianisme français.
Né le 26 janvier 1978 à Bourg-la-Reine, dans les Hauts-de-Seine, Martial Bernard présente un parcours qui ne correspond pas exactement au profil académique traditionnel de certains prélats. Titulaire d’un baccalauréat en sciences et technologies tertiaires, spécialité action et communication commerciales, il a ensuite suivi sa formation sacerdotale au séminaire Saint-Sulpice d’Issy-les-Moulineaux, avant de poursuivre ses études au séminaire Saint-Paul de Louvain-la-Neuve, en Belgique. Il a également effectué un stage au conservatoire municipal de Viry-Châtillon.
Il est titulaire d’une licence canonique de théologie, avec une spécialisation en théologie catéchétique et pratique, obtenue à l’Institut catholique de Paris.
Ordonné prêtre le 25 juin 2005 en la cathédrale d’Évry, pour le diocèse d’Évry-Corbeil-Essonnes, il a consacré l’essentiel de son ministère aux réalités pastorales de l’Essonne. Ses premières missions l’ont conduit dans les secteurs de Brétigny et de La Ferté-Alais, où il a exercé des responsabilités paroissiales et de coordination.
Très tôt, son parcours a été marqué par la question de la transmission de la foi. Il a notamment été chargé de la pastorale des servants d’autel, du service des vocations et de l’accompagnement des séminaristes. Il a également participé à plusieurs instances de l’enseignement catholique, avant de devenir, de 2015 à 2018, vicaire épiscopal pour la Direction diocésaine de l’enseignement catholique.
De 2014 à 2018, il a exercé des responsabilités pastorales dans le secteur d’Évry et assuré la fonction de recteur de la cathédrale de la Résurrection. En 2018, il est nommé vicaire général du diocèse d’Évry-Corbeil-Essonnes, devenant l’un des principaux collaborateurs de l’évêque dans le gouvernement diocésain. Il exerce également la fonction de modérateur de la curie, chargée de coordonner les différents services diocésains.
Son curriculum vitae témoigne de responsabilités particulièrement étendues : formation des séminaristes, diaconat permanent, catéchèse des enfants, œcuménisme, pèlerinages, relations avec le judaïsme, aumôneries des prisons et des hôpitaux. Il a également siégé dans plusieurs conseils diocésains, notamment ceux chargés des affaires économiques et de l’organisation pastorale.
Cette expérience du gouvernement ecclésial constitue l’un des traits majeurs de son profil. Elle devra désormais se traduire dans l’exercice personnel de la charge épiscopale, qui ne se limite pas à l’administration d’un diocèse, mais comprend les trois missions fondamentales de l’évêque : enseigner, sanctifier et gouverner.
Le diocèse de Soissons, Laon et Saint-Quentin possède un patrimoine religieux exceptionnel. La cathédrale gothique de Soissons, l’ancienne cathédrale Notre-Dame de Laon et la basilique de Saint-Quentin témoignent de la profondeur de l’enracinement chrétien dans cette région des Hauts-de-France. Mais derrière ce patrimoine prestigieux se présentent les défis contemporains de l’Église : renouvellement du clergé, transmission de la foi, vitalité des paroisses, accompagnement des familles et annonce de l’Évangile auprès des nouvelles générations.
La nomination de Mgr Martial Bernard intervient ainsi dans un diocèse où la conservation d’un héritage historique doit s’accompagner d’un véritable élan missionnaire. Son expérience de la catéchèse, de l’enseignement catholique et de la formation sacerdotale pourrait constituer un atout pour répondre à ces enjeux. À 48 ans, le nouvel évêque devra désormais passer du rôle de collaborateur d’un évêque à celui de successeur des Apôtres, appelé à conduire personnellement le peuple de Dieu qui lui est confié.


