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Affaire Abbé Pierre : Monseigneur Éric de Moulins-Beaufort répond aux anciens membres de la CIASE

L'Abbé Pierre photographié par le studio Harcourt - DR
L'Abbé Pierre photographié par le studio Harcourt - DR
«Nous avançons sur ce chemin, avec des retards, des lenteurs et des maladresses qui sont douloureuses pour les personnes victimes, j’en suis conscient, mais avec détermination aussi.»

Dans sa réponse aux quatre anciens membres de la Ciase publiée dans une tribune du Figaro , Monseigneur Eric de Moulins-Beaufort défend la position de l’Église catholique face aux accusations concernant l’abbé Pierre. Il rejette les généralisations accusant les évêques des années 1950-1960 d’avoir étouffé les affaires d’abus sexuels impliquant l’abbé Pierre, soulignant que tous les évêques n’étaient pas au courant de ces agissements à l’époque. Il insiste sur la nécessité d’une étude minutieuse des archives pour comprendre la vérité historique.

Respecter la mémoire des milliers de prêtres

Monseigneur de Moulins-Beaufort exprime également le souci de respecter la mémoire de milliers de prêtres engagés dans le service des autres, tout en affirmant l’engagement actuel des évêques à faire la lumière sur les violences sexuelles au sein de l’Église et à soutenir les victimes. Il critique la tribune du Monde pour ses implications négatives envers les évêques et souligne les efforts de l’Église depuis la publication du rapport de la Ciase, malgré les défis rencontrés.

Enfin, il rappelle que l’Église est mobilisée pour l’accueil et l’accompagnement des victimes, tout en reconnaissant que certaines d’entre elles peuvent ne pas être prêtes à témoigner publiquement.

Monseigneur de Moulins-Beaufort – DR Eglise catholique

Repris par 5 posts successifs , Monseigneur Eric-Moulins Beaufort s’exprime sur X/twitter

« #AbbéPierre : que savaient les évêques ? Généraliser ainsi n’a pas de sens. Un ou des évêques ont peut-être su des choses et les ont peut-être insuffisamment traités en leur temps. Mais tous les évêques, à travers le temps, n’ont pas tout su de l’Abbé Pierre, loin de là.« 

« En revanche, je peux dire que tous les évêques d’aujourd’hui sont, depuis la réception du rapport de la #CIASE, réalisé à la demande et grâce au soutien des diocèses et des congrégations religieuses de France, engagés dans le travail nécessaire pour que la vérité se fasse. » 

« et pour que des comportements d’agression ou de violence sexuelle contre des personnes mineures ou adultes, soient traités et signalés aux autorités administratives ou judiciaires comme ils doivent l’être, en mettant au centre l’écoute des personnes qui en ont été victimes. »

« Comme l’a rappelé@veroniqueop dans@LePelerincom, c’est l’action de@LaParoleLiberee puis l’attitude adoptée par la #CIASE mandatée par l’Église, qui ont favorisé un climat général offrant aux personnes victimes la possibilité de parler en confiance. »

« Nous, évêques, avons pris davantage conscience que toute autorité, si noble soit son origine, peut se transformer en violence de domination et de prise de possession, pouvant dégénérer en abus. Nous, évêques d’aujourd’hui, voulons vivre de cette lucidité-là. »

« Nous avançons sur ce chemin, avec des retards, des lenteurs et des maladresses qui sont douloureuses pour les personnes victimes, j’en suis conscient, mais avec détermination aussi. »

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