Le tribunal du Havre (Seine-Maritime) a prononcé, le 7 novembre 2024, des peines de prison ferme allant jusqu’à six ans à l’encontre de neuf prévenus accusés d’avoir escroqué une soixantaine de prêtres à travers la France. Le montant total de cette arnaque s’élève à près de 440 000 euros, selon les estimations des autorités judiciaires.
Les prévenus étaient jugés pour des faits d’escroquerie commis entre avril 2020 et février 2024. Le tribunal a été moins sévère que les réquisitions du procureur, qui avait demandé des peines plus lourdes. La peine la plus sévère a été infligée à Kévin Gosse, considéré comme le « cerveau » de l’affaire, qui a écopé de six années d’emprisonnement avec mandat de dépôt. Il était déjà incarcéré pour des faits similaires. Le procureur avait requis une peine de dix ans.
Le frère de Kévin Gosse a écopé d’une peine de 36 mois d’emprisonnement, dont 24 mois avec sursis probatoire de deux ans. Cette partie de la peine peut être aménagée en détention à domicile sous surveillance électronique, accompagnée de 140 heures de travaux d’intérêt général.
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Les autres accusés ont également reçu des peines allant de huit à quarante-huit mois de prison, la plupart étant assorties de travaux d’intérêt général. Un des neuf prévenus a été relaxé lors de ce procès.
Cette arnaque met en lumière les enjeux de sécurité et de protection des membres du clergé face à de telles arnaques, touchant un milieu souvent considéré comme vulnérable.Plusieurs prêtres ont été victimes de cette escroquerie, témoignant de la nécessité d’une vigilance accrue pour éviter de telles situations à l’avenir.