Le pape François a exprimé ses condoléances suite à l’explosion meurtrière qui a frappé une messe catholique aux Philippines. Au moins quatre personnes ont perdu la vie, tandis que 54 autres ont été blessées dans cette attaque à la bombe qui a eu lieu dimanche.

L’explosion s’est produite lors de la messe du matin à 7 heures, qui se déroulait dans un gymnase sur le campus de l’université d’État de Mindanao, situé dans le sud des Philippines.

Les autorités philippines ont identifié au moins deux suspects en lien avec cette attaque terroriste.

L’État islamique a revendiqué la responsabilité de cette tragédie de décembre dans un message du 3, une revendication que l’armée philippine est en train de vérifier.

Il est important de noter que cette attaque a eu lieu dans la ville de Marawi, qui, contrairement à la majorité catholique du reste des Philippines, compte une population majoritairement musulmane. Marawi est située sur l’île de Mindanao, la deuxième plus grande île du pays, et abrite plusieurs groupes militants islamistes qui sont en conflit avec le gouvernement philippin.

L’évêque Mgr Edwin Angot de la Peña, chef de la prélature territoriale de Marawi, a précisé que les victimes étaient quatre étudiants catholiques, des dirigeants et des bénévoles de la communauté catholique de l’université. Il a également informé que parmi les 54 personnes blessées, sept étaient toujours dans un état critique.

Mgr de la Peña a exprimé sa douleur en disant : “Ils nous ont touchés en plein cœur, pendant l’Eucharistie, le moment le plus sacré de notre foi. Bien que la peur soit présente en ce moment, notre foi nous soutient. Malgré cette épreuve, nous ressentons la présence du Seigneur. Il a également souligné la solidarité rapide et généralisée exprimée par les communautés musulmanes locales envers les victimes de l’attaque.

Le chef des forces armées des Philippines, Romeo Brawner, a évoqué la possibilité que cette attaque soit une vengeance en réponse aux récentes opérations militaires menées contre des groupes extrémistes locaux, Dawlah Islamiyah-Maute et Abu Sayyaf, tous deux liés à l’État islamique. .

Par mesure de précaution après l’attentat, Mgr de la Peña a demandé aux catholiques locaux de rester chez eux pour la fête de l’Immaculée Conception, le 8 décembre. Une statue de la Bienheureuse Vierge Marie sera transportée dans les rues, mais au lieu de la procession habituelle, les fidèles sont invités à allumer des bougies à leurs fenêtres et à réciter le chapelet chez eux.

Le pape François a adressé un télégramme de condoléances à Mgr de la Peña, exprimant sa solidarité et ses prières pour les victimes et leurs familles. Le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Vatican, a transmis le message du pape, demandant que « Dieu tout-puissant accorde aux âmes des défunts sa miséricorde aimante, ainsi que les dons divins de guérison et de réconfort pour les blessés et les enduillés.”

Mgr Pablo Virgilio David, président de la Conférence des évêques catholiques des Philippines et évêque actuel de Kalookan, a réfléchi sur la signification spirituelle de la mort des victimes lors de la messe. Il a rappelé que leurs vies avaient été sacrifiées dans le cadre de la messe, et que leur foi les avait unies dans la communion des saints et dans la grâce du baptême.

Il a conclu en disant : “Nous prions pour le repos éternel de ceux qui sont décédés et pour la guérison de ceux qui ont été blessés. Nous nous unissons spirituellement à leurs familles et puisons force et réconfort dans notre foi en Christ, le Prince de la Paix, qui a apporté la paix par le sang de sa croix.

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