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[ Belle initiative] Monseigneur Gobilliard exprime sa reconnaissance aux bénévoles engagés dans la reconstruction de la chapelle de Saint-Barthélemy

Monseigneur Gobilliard - DR
Monseigneur Gobilliard - DR
Une reconstruction menée en un temps record remarquable qui témoigne de la vitalité discrète des communautés locales

Monseigneur Gobilliard ,évêque de Digne, Riez et Sisteron depuis 2022, a tenu à souligner l’implication des fidèles qui ont relevé une église disparue du paysage depuis des siècles. Dans le petit hameau de Saint-Barthélemy, dans les Alpes-de-Haute-Provence, une église que l’on croyait définitivement perdue est aujourd’hui de nouveau debout. L’édifice, réduit à l’état de ruine et à peine visible, remontait à l’an 1080, date de la dernière visite épiscopale attestée. Depuis lors, le temps et l’abandon avaient effacé presque toute trace de ce lieu de culte ancien.

chapelle Saint-Barthélemy – photo Facebook

En mai 2024, des passionnés ont pris la décision de reconstruire l’église. Leur démarche ne relevait ni du simple attachement patrimonial ni d’un projet symbolique, mais d’une volonté concrète de redonner à ce hameau un lieu de prière et de rassemblement. Le chantier a été engagé selon une logique clairement assumée, l’autel, massif, a été posé en premier, et l’église a ensuite été reconstruite autour de lui.La rapidité de la reconstruction frappe. En un an et demi seulement, l’édifice a retrouvé sa place et sa fonction. Dans un contexte rural et discret, un tel aboutissement témoigne d’une mobilisation constante et d’un engagement soutenu dans le temps.

Pour saluer cette initiative, Monseigneur Gobilliard a tenu à exprimer publiquement sa reconnaissance à l’égard de ceux qui ont porté ce projet. Ainsi le 28 décembre 2025 , sur sa page Facebook , Il déclarait :
« Regardez bien ces passionnés : leur église était une ruine, à peine visible. Elle datait de 1080, date de la dernière visite épiscopale. En mai 2024, ils ont décidé de la reconstruire, et aujourd’hui je suis venu les remercier. L’autel, massif, a été posé en premier, et l’église a été reconstruite autour. En un an et demi ! Elle sera consacrée le 24 août prochain. Ce sera la nouvelle église du petit hameau de Saint-Barthélemy, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Quelle émotion. Merci ! »

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À Saint-Barthélemy, cette reconstruction rappelle que la vie de l’Église s’enracine aussi dans des initiatives locales, portées par des fidèles souvent discrets, mais déterminés à transmettre un héritage spirituel ancien. Dans un monde où tant de signes chrétiens disparaissent, ces pierres relevées témoignent d’une fidélité concrète et assumée.On ne peut s’empêcher de souhaiter que ce type d’initiative se multiplie ailleurs en France. Alors que tant d’églises rurales sont menacées par l’abandon ou la fermeture, l’exemple de ce petit hameau rappelle que des laïcs catholiques, lorsqu’ils s’unissent, peuvent redonner vie à des lieux apparemment condamnés. Leur engagement devient alors un témoignage visible de foi, enraciné dans le concret et le quotidien.

photo Facebook

Reconstruire une église, pierre après pierre, autour de son autel, c’est aussi une manière de prier. Le travail accompli, l’effort partagé, la persévérance dans la durée prennent valeur d’offrande. À travers ces gestes, c’est toute une communauté qui affirme que le sacré a encore sa place, y compris dans les territoires les plus modestes et les plus isolés.Lorsque des catholiques s’unissent, témoignent et agissent ensemble, ils contribuent, par des actes simples mais forts, à maintenir vivante la présence chrétienne dans le pays.

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