Goûter les plus beaux textes de Georges Bernanos, sélectionnés et déclamés par ceux qui connaissent le mieux son œuvre : Journal d’un curé de campagne, Dialogue des Carmélites, La Joie, La France contre les robots, Nos amis les Saints, …
Georges Bernanos, baptisé en 1888 à l’église Saint-Louis d’Antin, n’est-il toujours pas d’actualité ? Par ses fulgurances, il a quelque chose à dire à notre génération.
Maxime d’ABOVILLE, Molière du comédien en 2015 et 2022 François ANGELIER, Journaliste et biographe de Bernanos Sébastien LAPAQUE, Essayiste spécialiste de Bernanos Vianney MALLEIN, Directeur de la production de l’Espace Bernanos Michel-Olivier MICHEL, Metteur en scène et comédien Catherine SALVIAT, Sociétaire honoraire de la Comédie française Christelle REBOUL, comédienne
Accompagnés par le pianiste Jean-Luc GUYARD
Les Trésors de Bernanos
Le 3 juin 2024 20:30
Espace Bernanos,75009, ParisFrance
Cliquez ici pour la billetterie : Les Trésors de Bernanos (weezevent.com)
Georges Bernanos
Georges Bernanos, né le 20 février 1888 dans le 9e arrondissement de Paris et décédé le 5 juillet 1948 à Neuilly-sur-Seine, incarne un écrivain français dont l’œuvre est un voyage entre les profondeurs de l’âme humaine et les tumultes du monde extérieur.
Fils d’un tapissier décorateur d’origine lorraine et espagnole, Bernanos grandit à Fressin, en Artois, un lieu qui imprègne son œuvre de son atmosphère singulière. Son parcours intellectuel le conduit à suivre des études de droit à l’Institut catholique de Paris, mais la Première Guerre mondiale interrompt son chemin, le plongeant dans les tranchées où il est blessé à plusieurs reprises.
Le succès vient à lui avec des œuvres marquantes comme Sous le soleil de Satan (1926) et Journal d’un curé de campagne (1936), qui lui valent une reconnaissance tant publique que critique. Cependant, Bernanos refuse de se conformer aux idées politiques conventionnelles de son époque, rompant avec l’Action française et dénonçant publiquement les dérives des partis politiques.
La guerre d’Espagne marque un tournant majeur dans sa vie et son œuvre. Témoin des horreurs commises par les franquistes, il rédige Les Grands Cimetières sous la lune (1938), un pamphlet antifranquiste qui lui vaut l’hostilité de nombreux cercles politiques. Contraint à l’exil, il trouve refuge au Brésil, d’où il soutient activement la France libre et poursuit son combat contre les idéologies oppressives.
Bernanos, dans ses écrits, explore le combat spirituel entre le Bien et le Mal, souvent à travers des figures de prêtres tourmentés ou de personnages confrontés à des destins tragiques. Son style limpide et épuré révèle une profonde spiritualité, reflétant sa foi catholique et sa quête de sens dans un monde en crise.
Sa conversion à l’église Saint-Louis d’Antin, baptisé en 1888, marque le début d’un voyage spirituel intense, nourrissant son écriture de réflexions profondes sur la grâce divine et le salut de l’âme.
Au-delà de son héritage littéraire, Bernanos laisse un legs d’engagement et de résistance, défendant ses convictions avec une détermination inébranlable jusqu’à la fin de sa vie. Son refus des honneurs et son indépendance d’esprit restent des exemples inspirants pour les générations futures.
La vie et l’œuvre de Georges Bernanos résonnent encore aujourd’hui, témoignant de la force intemporelle de la littérature face aux défis de l’existence humaine.