Les faits de dégradations et de vandalisme touchant des églises ne sont pas réservés à la métropole. En Polynésie française, plusieurs bâtiments paroissiaux ont été visés en l’espace de quelques jours, suscitant une vive émotion parmi les fidèles et des interrogations sur la sécurité des lieux religieux.Les faits se sont déroulés sur deux journées distinctes. Vendredi 16 janvier 2026, la paroisse du Sacré-Cœur d’Arue a été la cible d’un cambriolage accompagné de dégradations. Le dimanche 18 janvier 2026 au matin, les fidèles de la paroisse Saint-Jean-Baptiste de Mataiea, dans le sud de Tahiti, ont découvert à leur tour des dégradations et des actes de vandalisme dans les bâtiments paroissiaux.
Les informations ont été relayées par france info Polynésie, puis confirmées par la commune de Teva i Uta. Selon les éléments communiqués officiellement, les salles paroissiales ont été dégradées, y compris le presbytère. À ce stade, aucune information ne fait état d’atteintes à l’espace liturgique ou à des objets consacrés, les faits relevant exclusivement de dégradations matérielles et de vandalisme.La proximité de ces deux incidents a toutefois provoqué une vive émotion au sein des communautés catholiques concernées. La nouvelle, rapidement relayée sur les réseaux sociaux, a suscité de nombreuses réactions. Les commentaires expriment une profonde tristesse et une indignation marquée, plusieurs fidèles rappelant que les bâtiments paroissiaux constituent des lieux essentiels de la vie communautaire, d’accueil et de transmission, au-delà de leur fonction strictement matérielle. D’autres appellent à une vigilance accrue et à un renforcement des mesures de protection des églises et de leurs dépendances.
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Le maire de Teva i Uta, Tearii Alpha, a condamné « un acte inacceptable constituant une atteinte grave au respect des lieux de culte et à la vie communautaire », soulignant la dimension collective de ces bâtiments pour la population locale.
Ces événements concernent ledu Diocèse de Papeete, qui couvre la totalité de la Polynésie française. Érigé en 1848 et élevé au rang d’archidiocèse en 1966, il regroupe aujourd’hui 57 paroisses et plus de cent mille fidèles. Placé sous la responsabilité de Monseigneur Jean-Pierre Cottanceau, le diocèse joue un rôle spirituel, culturel et social central dans la vie de l’archipel.Les autorités communales de Teva i Uta appellent toute personne disposant d’informations susceptibles d’identifier le ou les auteurs de ces actes à contacter la police municipale ou la gendarmerie. En attendant les conclusions de l’enquête, les communautés paroissiales sont invitées à la vigilance et au recueillement, dans un climat marqué par l’émotion et l’inquiétude, mais aussi par la volonté de préserver les lieux qui structurent la vie paroissiale.


