Suite au vote favorable du Sénat pour la constitutionnalisation de l’avortement ce mercredi, la dernière étape est désormais en vue : la convocation du Parlement en Congrès à Versailles, lundi 4 mars au soir, pour l’adoption finale.
267 voix pour et 50 voix contre. Cette adoption, identique à celle de l’Assemblée nationale, entraîne automatiquement la convocation du Congrès, rassemblant les parlementaires des deux chambres, lundi prochain, pour un vote définitif.
C’est une triste nouvelle qui s’inscrit dans un élan de pensée de cette pensée qui se réjouit du mauvais et s’indigne du bon …
Revenons sur l’indignation surjouée de certains suite à l’émission de CNews « En Quête d’Esprit ».Réfléchissant à la fureur médiatique suscitée par les chiffres évoqués lors de l’émission présentée par Aymeric Pourbaix… nous sommes,pour notre part, indignés d’une indignation excessive …
De quoi s’agit-il ?
La comparaison entre des maladies comme le cancer et les conséquences de l’avortement dans le monde… chiffres à l’appui le journaliste de CNews et de France Catholique a présenté un tableau des morts …tristes chiffres …mais plus encore triste réalité.
Ces chiffres sont justes et ,quoi qu’on en dise, ils sont le constat des victimes collatérales de la maladie d’un coté et du recours à l’avortement de l’autre.
Environ 121 millions de grossesses non désirées ont eu lieu chaque année. Parmi ces grossesses non désirées, 61 % se sont terminées par un avortement, ce qui représente 73 millions d’avortements par an. Ces données proviennent de l’Organisation mondiale de la santé et ont été présentées dans l’émission « En Quête d’Esprit ».
( chiffres repris sur worldometer)
Les chiffres sur l’avortement sont donc tout à fait exacts.
Mais d’où vient la polémique ? La comparaison entre l’avortement et d’autres causes de décès comme le cancer ?…Dans les deux cas les morts sont là !
Que dit l’Église sur l’avortement ?
Extrait du site de l’Église catholique :
L’extrait du catéchisme pour adultes aborde la question de l’avortement, le qualifiant de manifestation la plus grave du mépris de la vie innocente. Il souligne que la vie humaine doit être respectée dès sa conception.
Malgré les circonstances difficiles poussant certains à envisager l’avortement, l’acte reste considéré comme grave. La législation et l’attitude médicale tendent à banaliser l’avortement, mais celui-ci demeure un crime selon l’Église.
Le texte exhorte à l’effort pour changer les causes sociales et culturelles qui conduisent à l’avortement, tout en soulignant le devoir d’aider les femmes en difficulté et de soutenir ceux qui favorisent la responsabilité face à la vie humaine.
Il insiste également sur l’importance d’accueillir avec compassion les femmes ayant subi un avortement, afin de leur offrir une nouvelle chance.
Les fidèles du monde entier doivent-ils s’excuser de croire que l’avortement est la négation de la vie humaine et, comme le dit l’évêque Monseigneur Wintzer, évêque de Poitiers, que « l’avortement est une fausse espérance » ?
L’indignation facile de beaucoup s’est dressée comme un tribunal accusant un homme de dire la vérité sur les chiffres et la vérité sur ce qu’est vraiment l’avortement.
Dans une République qui renonce aux valeurs de certains pour favoriser les nouvelles valeurs d’une majorité bruyante, il est regrettable de voir condamner des propos qui ouvrent le débat fondamental de l’avortement.
Le fœtus est-il la vie ?
Le fœtus a-t-il le droit à la vie, à sa dignité et au respect de son intégrité ?
L’Eglise de France dit clairement OUI ..alors quelle loi sera assez juste pour justifier l’interruption de la vie ?
Au nom de quoi l’intérêt particulier permet-il que la vie du fœtus ne soit plus respectée?
Rappelons que la religion juive est également opposée à l’avortement (sauf dans certains cas liés à la santé de la mère) et que les autorités religieuses musulmanes estiment que l’avortement constitue une interférence avec la volonté d’Allah (Dieu), qui seul détient le droit de vie et de mort.
L’avortement n’est pas une maladie mais il est clairement un outrage à la vie, un outrage à Dieu et cela, ni les chiffres de l’Organisation mondiale de la santé ni les aboiements de certains politiques toujours prêts à critiquer les catholiques, ne pourront rien y changer.