Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a récemment lancé un appel à « une extrême vigilance » concernant la sécurité des lieux de culte chrétien à l’approche de la fête de la Toussaint, qui se déroule le 1er novembre. Cette demande fait suite à un contexte de tensions croissantes, tant au niveau national qu’international.
Dans un télégramme daté du 28 octobre, dont l’AFP a eu connaissance, le ministre de l’intérieur a souligné que « le niveau très élevé de la menace terroriste qui continue de peser sur notre pays » ainsi que les « récents événements intervenus dans plusieurs lieux de cultes » justifiaient cette vigilance. Il a notamment fait référence à des incidents de vandalisme, tels que des incendies et des dégradations survenues dans des églises à Poitiers, Strasbourg, Paris, Nantes et Rouen.
Le ministre a exhorté les préfets et responsables de la sécurité à porter une attention particulière à la sécurité des « offices, rassemblements, processions et pèlerinages » ainsi que des cimetières, où la fréquentation augmente en cette période de commémoration des défunts.
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Fin septembre, Bruno Retailleau avait déjà appelé à renforcer la vigilance lors des rassemblements en lien avec des anniversaires tragiques, évoquant les tensions autour du conflit israélo-palestinien. L’ombre de la menace terroriste semble peser lourdement sur les célébrations religieuses, ajoutant une certaine inquiétude à des événements normalement empreints de recueillement et de paix.
À l’approche de la Toussaint, la communauté chrétienne est donc appelée à réfléchir non seulement à la mémoire des défunts, mais également à la sécurité de ses rassemblements. L’inquiétude face à la violence à l’égard des lieux de culte est légitime, mais il est tout aussi crucial de garantir un espace où la foi peut s’exprimer librement, sans crainte d’attaques ou de perturbations.