Les Carmélites de Compiègne
Les Carmélites de Compiègne étaient un groupe de seize religieuses qui ont été exécutées en 1794 pendant la Révolution française pour leur « attachement à leur sainte religion ». Cet attachement démontre non seulement leur fidélité à leur foi, mais aussi leur défense de la liberté de conscience.
Leur acte de bravoure a été une source d’inspiration pour de nombreux Chrétiens persécutés à travers le monde. Aujourd’hui, elles sont largement vénérées dans le monde entier et leur héritage a été largement transmis grâce à l’ouvrage « Dialogue de Carmélites » de Georges Bernanos et l’opéra de Francis Poulenc du même nom, qui est encore joué en 2022.
En 1906, elles ont été béatifiées par Pie X, et en février de cette année, elles ont été reconnues comme saintes par le Pape François grâce à la procédure de canonisation par équipollence. Cette procédure permet de déclarer quelqu’un saint sans avoir à prouver un miracle.
Il est important de souligner que les Carmélites de Compiègne ont fait preuve d’un grand courage et d’une détermination inébranlable en restant fidèles à leur foi et en défendant leur liberté de conscience malgré les conséquences tragiques qui en ont découlé. Leur héritage continue d’inspirer et de guider de nombreux Chrétiens à travers le monde.
Pauline Jaricot
Pauline Jaricot était une femme moderne du début du XIXe siècle, qui a suivi un parcours de conversion rapide et déterminé. Elle était une femme de prière et d’action, qui a abandonné sa vie de bourgeoise mondaine pour soutenir les missionnaires en organisant une collecte hebdomadaire avec un groupe d’ouvrières. Grâce à cette méthode, elle a créé l’œuvre de la Propagation de la foi. Elle a également mis en place le « rosaire vivant », une prière collective du chapelet, et a passé sa vie à aider les pauvres et les malades à la maison de Lorette qu’elle avait ouverte près de la basilique de Fourvière. Le curé d’Ars la décrivait comme une femme qui « acceptait bien des croix » et les portait « avec un grand amour ». Pauline Jaricot est décédée en 1862, dans la misère et l’indifférence générale, à l’âge de 62 ans. Elle a été béatifiée à Rome en mai 2022.
Marie Rivier
Marie Rivier était une femme de petite taille qui avait une confiance inébranlable en Dieu et la Vierge Marie. A l’âge de 16 mois, elle a perdu l’usage de ses jambes pendant quatre ans, mais elle a toujours cru que la prière la sauverait. Grâce à un miracle, elle a pu marcher à nouveau et a consacré sa vie à enseigner la foi à travers l’éducation de ses élèves et la fondation des Sœurs de la Présentation de Marie, qui continue encore aujourd’hui. Marie Rivier était connue pour son approche de l’éducation personnalisée et ouverte à tous, qui était avant-gardiste pour son époque. Elle a été béatifiée en 1982 par Jean-Paul II et sera canonisée à Rome en mai 2022, en même temps que César de Bus et Charles de Foucauld.
Charles de Foucauld
Charles de Foucauld était un homme en quête perpétuelle d’un amour absolu pour Dieu, prêt à changer de direction à tout moment pour s’aligner sur sa volonté. Bien que parti sur la voie militaire, il a mené une vie dissolue et s’est adonné à des orgies et fréquenté les prostituées de Paris. Toutefois, lorsqu’il a rencontré Dieu dans une confession à l’église Saint-Augustin, il a immédiatement choisi de devenir religieux.
Lors d’un voyage au Maroc, il a également découvert la présence de Dieu à travers l’Islam. Au fil de sa vie, Charles a exploré différentes voies, allant de militaire à géographe en passant par religieux, prêtre, ermite et linguiste, jusqu’à édifier son ermitage à Tamanrasset. Là, il a fait une seconde conversion lorsqu’il a été sauvé par les Touaregs, qui lui ont partagé leur lait de chèvre alors qu’il était malade et épuisé. Cette expérience lui a montré que l’amour fraternel passe par l’échange et la réciprocité. Charles de Foucauld est décédé en 1916, assassiné dans son ermitage à l’âge de 58 ans. Il a été déclaré « bienheureux » par le pape Benoît XVI en novembre 2005.Il a été canonisé le 15 mai 2022 par le Pape François.
César de Bus
César de Bus était un noble qui a abandonné sa vie de débauche et ses biens pour servir les miséreux et prêcher la foi pendant les guerres de religion en France. Il a utilisé des images du quotidien pour rendre les textes sacrés accessibles aux personnes vivant dans les régions les plus reculées et a fondé la Congrégation des prêtres de la doctrine chrétienne. Même lorsqu’il est devenu aveugle, César de Bus a continué à prêcher et à confesser, convaincu que la vérité ne pouvait être atteinte qu’à travers une rencontre personnelle avec Dieu. Il est décédé en 1607 à l’âge de 63 ans et a été béatifié en 1975 par Paul VI.