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Monseigneur Gänswein révèle qui a été à l’origine de la mauvaise réputation de Benoît XVI

Monseigneur Georg Gänswein - DR
Monseigneur Georg Gänswein - DR
Monseigneur Gänswein, témoin privilégié de l'œuvre de Benoît XVI, continue de défendre son héritage contre les attaques injustes

Ce vendredi 22 novembre, dans la Salle Régia du Palais apostolique, se déroule la cérémonie de remise du Prix Ratzinger. Cette année, le prix est attribué au professeur Cyril O’Regan, professeur de théologie à l’Université Notre Dame, et au maître Etsurō Sotoo, sculpteur.

La cérémonie, présidée par le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État de Sa Sainteté, débute à 17h00. Après un mot de bienvenue du père Federico Lombardi, président de la Fondation Vaticane Joseph Ratzinger-Benoît XVI, l’archévêque Salvatore Fisichella et le cardinal Gianfranco Ravasi présenteront les lauréats. Des intermèdes musicaux sont prévus avec l’Ensemble Falconieri (Musique ancienne).

À l’occasion de la publication du 13e tome des œuvres complètes de Benoît XVI par la Librairie Editrice du Vatican, Monseigneur Georg Gänswein, ancien secrétaire particulier de Benoît XVI, a pris la parole lors d’une conférence donnée le jeudi 21 novembre. Il en a profité pour faire de sévères déclarations concernant le théologien allemand Hans Küng, qu’il accuse d’être à l’origine de la mauvaise réputation de Benoît XVI, notamment en lui attribuant l’étiquette du « Panzerkardinal » (cardinal blindé), qui ne correspondait pas à la réalité.

Hans Küng est un théologien catholique suisse, largement connu pour ses positions dissidentes vis-à-vis de l’Église catholique romaine. Anciennement professeur à l’Université de Tübingen, il a perdu son autorisation d’enseigner la théologie catholique en 1979 en raison de ses prises de position sur des sujets controversés, comme l’infaillibilité papale.

Küng a été un critique virulent de l’autorité papale et de la hiérarchie de l’Église, et ses écrits ont profondément alimenté les divisions doctrinales au sein du catholicisme. À travers ses critiques, il a contribué à façonner une image négative de l’Église institutionnelle, cherchant à repousser les frontières de la doctrine tout en remettant en question les enseignements traditionnels de l’Église.

Dans ses déclarations, Monseigneur Gänswein a expliqué : « Hans Küng, avec ses attaques incessantes, a voulu transformer Benoît XVI en un personnage froid, intransigeant et déconnecté de la réalité. » Il a également ajouté : « Ce qui est étrange, c’est que l’on a collé cette image du « Panzerkardinal » à Benoît XVI, mais en réalité, c’est Küng qui a été à l’origine de cette caricature. »

Les critiques de Küng ont joué un rôle majeur dans la distorsion de l’image de Benoît XVI, dépeint comme un conservateur rigide et réactionnaire. Ces descriptions ont contribué à une perception négative de l’ex-pape, toujours persistante aujourd’hui.

Cependant, Monseigneur Gänswein a fermement réaffirmé que cette image ne correspondait absolument pas à la réalité de Benoît XVI. Selon lui, « Benoît XVI n’a jamais cherché à imposer une vision dogmatique, mais plutôt à guider l’Église avec sagesse et sérénité », soulignant ainsi la grande différence entre l’homme qu’il connaissait et la manière dont il a été dépeint, notamment par Küng.

Ce vendredi matin, à 7h15, Monseigneur Gänswein a présidé la Messe mensuelle en mémoire de Benoît XVI dans les Grottes Vaticanes, près de sa tombe. Ce moment de prière et de recueillement, traditionnellement célébré le dernier samedi du mois, a été avancé cette fois en raison du Prix Ratzinger. Monseigneur Gänswein, témoin privilégié de l’œuvre de Benoît XVI, continue de défendre son héritage contre les attaques injustes tout en mettant en lumière les nombreuses contributions théologiques de Benoît XVI, souvent occultées par ses détracteurs.

Le Prix Ratzinger, créé pour honorer les grandes contributions à la théologie, est attribué cette année à des personnalités dont les œuvres et l’engagement témoignent d’une recherche de vérité fidèle à l’esprit de l’Évangile. Ce vendredi, la cérémonie reflète non seulement l’héritage de Benoît XVI, mais aussi l’aspiration de l’Église à approfondir le dialogue théologique dans le respect de la vérité.

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