Chaque année, Noël semble se vider un peu plus de son essence chrétienne chez certaines associations qui se revendiquent pourtant catholiques, comme le Secours Catholique et les Apprentis d’Auteuil. Cette année encore, notre indignation est à son comble face à une « charité » dévoyée, où la solidarité et la fraternité, privées de leur ancrage dans le Christ, ne sont que des coquilles vides.
Un rapide passage sur les sites internet de ces associations ( capture ci-joint ) à l’approche de Noël suffit à comprendre le mal profond : aucune référence à la Nativité, à la venue du Sauveur, à l’événement central de notre foi. Rien, si ce n’est la promotion de repas festifs, de gestes fraternels, et – comble de l’ironie – la figure omniprésente du Père Noël, bonnet rouge sur la tête, en lieu et place de l’Enfant divin.
Comment justifier une telle omission dans des structures qui portent encore le nom de « catholiques » ? La fraternité et le partage, si souvent mis en avant, n’ont aucun sens sans la charité du Christ. Car sans le Christ, la fraternité devient un slogan creux, une façade destinée à séduire les donateurs et à rassurer les consciences.
Noël n’est pas qu’une occasion de remplir les ventres ou de distribuer des cadeaux éphémères. Il est la célébration de la naissance du Messie, la joie profonde de l’espérance chrétienne qui transcende les souffrances matérielles. Accueillir et secourir les plus démunis est essentiel, mais que leur restera-t-il après un morceau de bûche ou un verre de vin si leur âme ne reçoit pas la seule véritable chaleur, celle de l’amour du Christ ?
Chaque année, nous constatons avec tristesse que ces associations oublient leur mission fondamentale. Chaque année, elles célèbrent la fraternité sans la communion, la générosité sans la grâce. Le pire n’est pas l’absence, mais le remplacement : là où devrait régner la lumière de la crèche, elles mettent en avant un Père Noël jovial, un symbole laïc vidé de tout mystère sacré.
Nous dénonçons cette trahison, car elle prive les plus pauvres de la seule richesse qui ne peut leur être enlevée : la foi. En remplaçant la Nativité par une fête purement matérielle, ces organisations trahissent non seulement le message de la Nativité , mais aussi les donateurs et bénévoles qui croient encore participer à une œuvre véritablement catholique.
Chers responsables du Secours Catholique et des Apprentis d’Auteuil, cessez d’usurper l’héritage de l’Église si vous ne voulez pas le porter avec fidélité. Le Christ est la source de toute charité. Sans Lui, il ne reste qu’une compassion stérile qui remplit les ventres mais abandonne les âmes. Il est temps de retrouver le sens profond de Noël, de proclamer haut et fort la joie de la venue du Sauveur.
Car enfin, qu’est-ce qu’une fête de Noël sans la Nativité ? Un simulacre. Une charité sans le Christ ? Une illusion. Et nous, chaque année, continuerons de témoigner contre cette déviance, pour que Noël redevienne ce qu’il est : l’annonce de l’espérance chrétienne et la lumière d’un Dieu fait homme pour sauver le monde.