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SCANDALE : La maire d’une commune obligée de fermer une église à cause du vandalisme

entrée de l'église de Badefols-d’Ans  - credit Philippe Graille
entrée de l'église de Badefols-d’Ans - credit Philippe Graille
En France se déroule une attaque sournoise et régulière contre la foi chrétienne. Moins spectaculaire que la guerre, mais tout aussi implacable : éradiquer la présence chrétienne de notre pays

C’est une décision lourde de sens et qui illustre, hélas, une triste réalité : la maire de Badefols-d’Ans, petit village de Dordogne, a été contrainte de fermer son église du XIIe siècle après des dégradations inacceptables.Selon France Bleu Périgord c’est en fermant l’édifice lundi soir que les élues de la commune ont constaté l’ampleur des dégâts : la porte de la sacristie forcée, le tronc vidé de ses offrandes, un tapis disparu, et des écritures laissées sur les murs. Des chaises avaient également été déplacées dans tous les sens.

Bernadette, première adjointe, raconte : « D’abord, c’est là que ça a commencé. Ici, je mets des bougies régulièrement, et ils avaient fait sûrement brûler les petits lumignons. Ils avaient été jetés, et il y en avait un peu partout. » La maire, Sylviane Grandchamp, n’a pas caché son émotion : « Notre beau tapis, il avait été offert par une dame qui s’occupait beaucoup de l’église. Le tronc était ouvert, et il n’y avait plus d’argent. C’est irrespectueux. C’est un lieu saint, donc on respecte. »

Jusqu’alors, cette petite église romane restait ouverte chaque jour, accueillant habitants, touristes et promeneurs du parcours Terra Aventura, qui attire environ 6 000 visiteurs chaque année. Son acoustique était réputée et l’édifice servait parfois à des concerts. Et même si l’on peut regretter que des lieux sacrés soient utilisés à d’autres fins que la prière ,car une église n’est pas une salle de spectacles, rien ne peut justifier que l’on saccage, vole ou profane ce qui appartient d’abord à Dieu et à la communauté chrétienne. Cette liberté d’accès, qui aurait dû être un signe de confiance et de respect, a été trahie.

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Elizabeth, habitante du village, confie sa peine : « Il y a tellement de villages où les églises sont fermées. Nous, on avait de la chance d’avoir quelqu’un qui venait l’ouvrir et la fermer tous les soirs… Je pense que ce sont des gens qui ne réfléchissent pas, et puis c’est improbable de sortir d’une église avec un tapis sous le bras ! C’est du saccage. »La mairie n’a pas encore porté plainte, mais appelle toute personne ayant constaté quelque chose à se manifester. En attendant, la porte de l’église restera close, sauf pour ceux qui viendront chercher la clé à la mairie.On pourrait toutefois reprocher à la maire de ne pas avoir tenu davantage tête à ces actes de vandalisme. Car fermer une église, c’est en quelque sorte céder devant ceux qui cherchent à profaner et à détruire. Les fidèles auraient sans doute espéré une réaction plus ferme : dépôt de plainte immédiat, sécurisation renforcée, et surtout affirmation claire que les églises ne seront jamais abandonnées à ceux qui les méprisent.

Une nouvelle fois, nous interpellons le ministère de l’Intérieur, le ministère de la Culture, les évêques de France mais aussi le président des maires de France, tous déjà contactés, sur la situation dramatique qui se déroule sous nos yeux. Des mesures de protection, des dispositifs et des moyens efficaces peuvent être mis en place, mais rien ne bouge.

Beaucoup s’émeuvent des théâtres de conflits à travers le monde, où se jouent des persécutions et des massacres. Mais ici, en France, cette lente et régulière attaque contre la foi chrétienne est d’autant plus dangereuse qu’elle est silencieuse et moins spectaculaire que les images de guerre qui nous parviennent. La finalité pourtant est la même : éradiquer la présence chrétienne de la France

C’est pourquoi nous lançons un nouvel appel à tous les fidèles et à tous ceux qui tiennent à l’âme de notre pays : signez la pétition pour la défense des églises de France et la protection de notre patrimoine chrétien. 👉 Signer la pétition ici

Ce qui s’est produit à Badefols-d’Ans participe à une réalité plus large : une véritable persécution silencieuse contre le christianisme dans notre pays. Lorsqu’un lieu saint doit être fermé, non par manque de fidèles, mais par peur du vandalisme, c’est toute une société qui perd le sens du sacré, efface son identité chrétienne et renie les fondements mêmes de son histoire. La France a une âme chrétienne, et sans elle, elle n’est plus fidèle à ce qu’elle est vraiment.

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