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Thomas Guénolé : Quand la haine contre l’Église se transforme en appel à la destruction du Sacré-Cœur

Thomas Guénolé ( à gauche) sur le plateau de TPMP - Capture X
Thomas Guénolé ( à gauche) sur le plateau de TPMP - Capture X
Le Sacré-Cœur demeure une lueur d'espoir pour beaucoup, une invitation à l'amour divin face à un monde en proie à la division et à la haine.

Les récentes déclarations de Thomas Guénolé sur le plateau de « Touche Pas à Mon Poste » ne passent pas inaperçues et soulèvent un véritable tollé bien légitime. En qualifiant la basilique du Sacré-Cœur de « meringue géante architecturalement détestable » et en se manifestant en faveur de sa destruction, Guénolé ne fait pas que se livrer à une critique esthétique. Il attaque un symbole fondamental de la foi catholique en France, un édifice dont l’histoire est profondément enracinée dans le cœur des Français.

La basilique du Sacré-Cœur, sanctuaire de la Miséricorde divine et de l’adoration eucharistique, a été édifiée en réponse aux tragédies ayant frappé la France dans les années 1870. L’idée de sa construction est née d’un vœu prononcé par Alexandre Legentil, un philanthrope, après la défaite de la France face à la Prusse. Ce monument, dont la première pierre a été posée en 1875, incarne un acte de foi et de pénitence. À l’époque, le père Jacques Monsabré déclarait : « Au Christ et à son Sacré Cœur, la France pénitente et consacrée. » Ce monument devait témoigner de la rédemption du pays après les malheurs qui l’avaient frappé.

En évoquant la possibilité d’y créer un musée à la mémoire des communards, Guénolé montre une méconnaissance troublante de la mission spirituelle du Sacré-Cœur. Ce lieu, qui accueille chaque année près de 11 millions de visiteurs, est avant tout un sanctuaire dédié à l’adoration perpétuelle du Saint-Sacrement, un lieu de prière et de réconciliation pour des générations de croyants. L’idée de transformer un espace sacré en musée est une négation de son essence même.

L’attaque de Guénolé ne s’arrête pas là. En déclarant : « Je déteste l’Église catholique, elle a couvert des pédophiles », il fait une généralisation inacceptable qui stigmatise l’ensemble de l’institution au lieu d’ouvrir un dialogue constructif sur les enjeux de la vérité et de la justice au sein de l’Eglise .

Si les abus sexuels doivent être dénoncés avec la plus grande fermeté, utiliser cette tragédie pour alimenter un discours de haine ne fait que creuser le fossé entre les catholiques et ceux qui se sentent blessés par certaines zones d’ombre de l’Eglise.

Le Sacré-Cœur ne représente pas seulement une architecture impressionnante ; il est le symbole d’un appel à la miséricorde et à la paix. Le père Monsabré exhortait les Français à se tourner vers le Christ : « La France, votre fille pécheresse, ne pouvant plus prêter à sa mère l’aide de son bras, lance vers votre Cœur adorable les flèches de son amour repentant. » Cette invitation à la prière et à la réconciliation est ce qui donne tout son sens à la basilique, que Guénolé semble mépriser.

Le Sacré-Cœur demeure une lueur d’espoir pour beaucoup, une invitation à l’amour divin face à un monde en proie à la division et à la haine. Plutôt que de célébrer la dévotion que représente cet édifice pour des millions de croyants, Guénolé choisit de la tourner en dérision. En ces temps de crise, l’Église et ses fidèles ont besoin de dialogue et de compréhension, non d’appels à la destruction.

Face aux attaques de Thomas Guénolé, il est impératif de rappeler que le Sacré-Cœur est bien plus qu’un simple monument : c’est un lieu sacré qui incarne l’amour, la miséricorde et l’espérance pour la France. et pour tous ceux qui cherchent la paix. Les critiques basées sur la haine ne peuvent que nuire à notre société et à la quête d’un avenir où chacun pourrait se rassembler autour des valeurs de foi et de respect.

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