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Venezuela : Washington et le Saint-Siège échangent sur la crise et l’urgence humanitaire

Son Eminence Pietro Parolin ( à gauche) , Marco Rubio ( à droite)
Son Eminence Pietro Parolin ( à gauche) , Marco Rubio ( à droite)
Dans le contexte tendu qui suit l’intervention américaine au Venezuela, le secrétaire d’État des États-Unis, Marco Rubio, s’est entretenu avec le secrétaire d’État du Saint-Siège, le cardinal Pietro Parolin. Les discussions ont porté sur la situation humanitaire, la paix et la liberté religieuse


Le 6 janvier 2026, le département d’État américain a rendu public un échange téléphonique entre Marco Rubio et le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège. Selon la communication officielle de Washington, les deux responsables ont abordé plusieurs défis majeurs de l’actualité internationale, avec une attention particulière portée à la situation humanitaire, notamment au Venezuela, ainsi qu’aux efforts en faveur de la paix et de la liberté religieuse dans le monde.

Cet échange intervient dans un contexte diplomatique sensible, marqué par l’opération américaine menée début janvier au Venezuela. Présentée par les autorités américaines comme une action ciblée contre un régime accusé de narcotrafic, de violations graves des droits fondamentaux et de menaces pour la sécurité régionale, cette intervention a suscité des réactions contrastées sur la scène internationale. Tandis que certains gouvernements ont dénoncé une atteinte à la souveraineté vénézuélienne, Washington a défendu une action qu’il juge nécessaire et proportionnée face à une crise prolongée.

Dans ce cadre, le dialogue avec le Saint-Siège s’inscrit dans une continuité diplomatique assumée. En mettant en avant la question humanitaire, les États-Unis cherchent à souligner que leur action ne se limite pas à une dimension sécuritaire ou militaire, mais qu’elle intègre la préoccupation pour les populations civiles, durement affectées par des années de crise politique, économique et sociale. Le Vatican, de son côté, est reconnu pour son rôle de médiateur moral et pour son engagement constant en faveur des populations vulnérables et du dialogue entre les nations.Pour l’administration américaine, cet échange ne constitue pas un infléchissement de sa ligne politique, mais une tentative d’articuler fermeté et coopération internationale.

La référence explicite à la liberté religieuse et à la paix permet également d’inscrire la crise vénézuélienne dans une réflexion plus large sur la stabilité régionale et le respect des droits fondamentaux. Le Saint-Siège demeure, dans ce contexte, un interlocuteur privilégié pour encourager des solutions pacifiques et rappeler l’exigence de la dignité humaine.

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Ainsi, l’entretien entre Marco Rubio et le cardinal Pietro Parolin illustre la volonté des deux parties de maintenir ouverts les canaux de dialogue à un moment de forte instabilité internationale. Il confirme que la crise vénézuélienne reste un sujet central de préoccupation diplomatique et humanitaire, appelant à une coopération accrue entre les acteurs internationaux.

Texte intégral du communiqué du département d’État des États-Unis
(traduction française)

« Le secrétaire d’État Marco Rubio s’est entretenu aujourd’hui avec Son Éminence le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège. Les deux dirigeants ont discuté de défis pressants, notamment des efforts visant à améliorer la situation humanitaire, en particulier au Venezuela, ainsi que de la promotion de la paix et de la liberté religieuse dans le monde. Le secrétaire Rubio et le cardinal Parolin ont réaffirmé leur engagement à approfondir la coopération entre les États-Unis et le Saint-Siège pour faire face aux priorités communes à travers le monde.« 

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