Ermite, fondateur de l’ordre des Minimes (+ 1507)
Ermite et fondateur de l’Ordre des Minimes, saint François de Paule demeure l’une des grandes figures spirituelles de la fin du Moyen Âge. Né en 1416 à Paola, en Calabre, celui qui devait mourir en 1507 à Plessis-lès-Tours a marqué son époque par une vie d’austérité, de prière et de renoncement.
Considéré dès sa naissance comme un enfant reçu par grâce, ses parents attribuant sa venue au monde à l’intercession de saint François d’Assise, il en reçut le prénom. Très tôt attiré par la vie religieuse, il entre chez les Cordeliers, branche de la famille franciscaine, où il se distingue rapidement par sa ferveur et des dons spirituels qui impressionnent ses contemporains.
Après un pèlerinage, il choisit de se retirer dans la solitude, vivant dans une grotte à l’écart du monde. Cette vie d’ermite attire bientôt d’autres hommes désireux de suivre son exemple. De cette expérience naît, en 1460, l’Ordre des Minimes, caractérisé par une exigence radicale d’humilité et de pauvreté. Les religieux y sont appelés à vivre d’aumônes, à ne rien posséder en propre, à ne pas manipuler d’argent et à observer une abstinence stricte, à l’image du carême.La tradition rapporte également plusieurs faits extraordinaires associés à saint François de Paule, dont celui d’avoir traversé le détroit de Messine en marchant sur les eaux. Ces récits, largement diffusés, ont contribué à sa réputation de sainteté.
Sa renommée dépasse rapidement les frontières de l’Italie. À la demande du pape Sixte IV, il est appelé en France auprès du roi Louis XI, dont il accompagne les derniers moments. Après la mort du souverain, il demeure à la cour pendant près de vingt-cinq ans. Surnommé « le bonhomme » par le peuple, il est reconnu pour sa simplicité et sa proximité, tout en exerçant une influence spirituelle notable auprès des prêtres, des évêques et même des rois.
Sa mémoire a été particulièrement vivante en Provence, notamment à Fréjus, à Bormes-les-Mimosas et à Toulon, où des couvents de Minimes ont été fondés. En 2007, l’Église a célébré le cinquième centenaire de sa mort, rappelant l’importance durable de son héritage.Saint François de Paule demeure ainsi une figure d’exigence évangélique, appelant à une confiance totale en la Providence et à une vie marquée par l’humilité. Dans une lettre datée de 1486, il écrivait :
« Que notre Seigneur Jésus, lui qui récompense magnifiquement, vous donne le salaire de votre peine… »
Une invitation à la persévérance dans la foi, qui continue de résonner aujourd’hui.
Avec nominis


