Depuis 2000 ans

New York : les évêques opposent un « non » catégorique à l’euthanasie

Depositphotos
Depositphotos
Après la récente légalisation du suicide assisté dans l’État de New York, les évêques catholiques publient un guide doctrinal précis pour encadrer les décisions de fin de vie

Dans un contexte législatif profondément bouleversé, les évêques de l’État de New York, réunis au sein de la New York State Catholic Conference, ont choisi de répondre sans ambiguïté à la légalisation du suicide assisté. Leur document, intitulé « Maintenant et à l’heure de notre mort », se veut un guide clair pour les fidèles confrontés aux décisions difficiles de la fin de vie. Les auteurs y soulignent que les progrès médicaux, s’ils offrent des possibilités inédites, suscitent également des interrogations morales toujours plus complexes, appelant un discernement éclairé.

Le texte définit le suicide assisté comme l’acte par lequel une personne met volontairement fin à sa vie à l’aide de substances prescrites par un médecin, le qualifiant explicitement d’euthanasie active. Une telle pratique, insistent les évêques, demeure objectivement immorale, indépendamment des intentions invoquées. Derrière les arguments invoquant la compassion se profile, une vision altérée de la dignité humaine, qui tend à relativiser la valeur de la vie lorsque celle-ci est marquée par la souffrance ou la dépendance.

Lire aussi

Les évêques rappellent avec insistance que les fidèles ont le devoir moral de recourir aux moyens ordinaires de conservation de la vie, c’est-à-dire aux soins qui offrent une espérance raisonnable de bénéfice sans imposer de charges disproportionnées. Dans cette perspective, l’alimentation et l’hydratation, même administrées artificiellement, relèvent en principe de ces soins ordinaires et doivent être maintenues. Ils précisent toutefois que la morale catholique n’impose pas de prolonger la vie à tout prix. Lorsqu’un traitement devient excessivement lourd ou n’apporte plus de bénéfice réel, il peut être légitimement interrompu.

Permettre à la mort naturelle de survenir ne constitue pas un acte visant à donner la mort, mais l’acceptation des limites humaines face à la fin inéluctable de la vie.

Le document met enfin en garde contre toute dérive consistant à retirer un traitement vital dans l’intention de provoquer la mort ou au motif que la vie du patient aurait perdu sa valeur. Une telle logique, soulignent les évêques, introduirait une conception utilitariste de la personne humaine, incompatible avec la dignité intrinsèque de tout être humain.Par cette prise de position, les évêques de New York entendent éclairer les consciences et rappeler avec fermeté que la défense de la vie, de son commencement à son terme naturel, demeure au cœur de la mission de l’Église.

Recevez chaque jour notre newsletter !