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Marco Rubio reçu par le pape Léon XIV : le Vatican tente d’apaiser les tensions avec Washington

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Les discussions ont porté sur plusieurs dossiers internationaux sensibles : l’Amérique latine, Cuba, le Liban, Gaza ainsi que les grands équilibres géopolitiques mondiaux

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a rencontré ce mercredi le pape Pape Léon XIV au Vatican lors d’un entretien très attendu, dans un contexte marqué par des tensions récentes entre la Maison-Blanche et le Saint-Siège. Arrivé à Rome la veille, Rubio séjournait au luxueux The Rome EDITION, près de la Via Veneto et de l’ambassade américaine. La délégation des États-Unis y avait réservé plusieurs dizaines de chambres sous haute sécurité avant le déplacement officiel vers le Vatican.

La matinée a été marquée par un impressionnant dispositif sécuritaire autour de la place Saint-Pierre : rues bloquées, cortèges blindés et hélicoptères surveillant le ciel romain. Marco Rubio est arrivé et est entré dans la cour Saint-Damase à 11h15 précises, comme prévu. Il n’avait manifestement pas l’intention de faire attendre le Pape. Le secrétaire d’état américain a d’abord été reçu par le pape Léon XIV, avant un second entretien avec le cardinal Pietro Parolin. Selon les médias italiens, la rencontre entre Marco Rubio et le souverain pontife a duré environ trente minutes, l’agenda du pape étant particulièrement chargé. Les discussions ont porté sur plusieurs dossiers internationaux sensibles : l’Amérique latine, Cuba, le Liban, Gaza ainsi que les grands équilibres géopolitiques mondiaux.

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Cette rencontre intervient après plusieurs semaines de tensions entre le Vatican et l’administration américaine. Le président Donald Trump avait récemment critiqué le pape Léon XIV, l’accusant de « mettre en danger de nombreux catholiques » et d’adopter une position jugée trop conciliante vis-à-vis de l’Iran et de la question nucléaire. Face à ces attaques, le pape avait répondu indirectement mardi soir depuis la Villa Barberini à Castel Gandolfo. Il avait déclaré que ceux qui souhaitent le critiquer pour l’annonce de l’Évangile doivent « le faire avec vérité », tout en réaffirmant la position historique de l’Église contre les armes nucléaires.

À la veille de la rencontre, le cardinal Parolin avait également rappelé que les États-Unis demeurent « un interlocuteur incontournable du Saint-Siège », soulignant le rôle central de Washington dans la plupart des crises internationales actuelles.Pour Marco Rubio, catholique pratiquant, il s’agissait déjà de sa troisième visite au Vatican en quelques mois. Il avait notamment participé le 18 mai dernier à la messe inaugurale du pontificat de Léon XIV et avait été reçu officiellement le lendemain en compagnie du vice-président américain.Malgré les divergences apparues récemment entre Washington et le Vatican, cette rencontre semble marquer une volonté d’apaisement diplomatique. Dans un monde traversé par les conflits et les tensions stratégiques, le Saint-Siège cherche plus que jamais à préserver son rôle de médiateur international et de voix morale sur les grandes questions de paix.

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