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Près de Lyon, une statue de la Vierge décapitée, l’émotion gagne tout un village

credit photo Sandrine Mangenot
credit photo Sandrine Mangenot
La statue de Notre-Dame a été retrouvée vandalisée , tout comme l’Enfant Jésus qu’elle portait

À Poleymieux-au-Mont-d’Or, commune située au nord-ouest de Lyon, la découverte a provoqué une vive émotion. La statue de la Vierge à l’Enfant située au croisement du chemin de la Péronière et du chemin de Planchamp a été retrouvée décapitée au matin du lundi 4 mai. La tête de l’Enfant Jésus, porté dans les bras de la Vierge, a également été arrachée. Sur place, les fragments des visages brisés étaient encore visibles au pied du monument, tandis qu’une tige métallique dépassait du buste mutilé. Selon les premiers éléments, les dégradations auraient été commises à l’aide d’un outil lourd, probablement une masse. Des débris ont été retrouvés autour du socle de pierre gravé « Notre-Dame des Monts d’Or ».

Alertée tôt dans la matinée par un message signalant que « la Madone avait été décapitée », la maire de la commune, Corinne Cardona, s’est rendue immédiatement sur les lieux. L’élue a dénoncé un acte « inadmissible » et « incompréhensible » dans ce village d’environ 1 300 habitants, réputé pour son calme.

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L’émotion dépasse largement le cadre religieux. Pour de nombreux habitants, cette statue faisait partie du paysage et de l’histoire locale. Érigée à la fin des années 1930 puis associée à la période de l’après-guerre, elle représentait un point de repère familier pour plusieurs générations. « C’est un patrimoine commun, croyants ou non », souligne Anne-Laure Mathias à France 3 régions, évoquant « une blessure pour le village ».

Dans les heures qui ont suivi la découverte, les réactions se sont multipliées sur les réseaux sociaux et auprès de la mairie. Des habitants ont proposé leur aide pour financer une future restauration du monument. Plusieurs élus ont également réagi publiquement, dénonçant une atteinte au patrimoine religieux et culturel.Une plainte a été déposée et une enquête de gendarmerie a été ouverte afin d’identifier les auteurs des faits. La municipalité a lancé un appel à témoins, espérant recueillir des informations susceptibles de faire avancer les investigations.Au-delà du vandalisme lui-même, cet épisode ravive les inquiétudes autour des dégradations visant des édifices et symboles chrétiens, régulièrement recensées en France.

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