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Émeutes après la victoire du PSG : la crise de la famille et la complicité de certains médias

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Les violences qui ont suivi la victoire du PSG dépassent la seule question de l'ordre public. Elles révèlent une crise plus profonde, celle de repères anthropologiques fondamentaux progressivement abandonnés

Par Philippe Marie

Les violences qui ont accompagné la victoire du Paris Saint-Germain ont choqué toute la France. La fête a été gâchée et une personne a d’ailleurs trouvé la mort. Voitures incendiées, commerces dégradés, affrontements avec les forces de l’ordre : une fois encore, ce qui devait être un moment de joie populaire a été terni par des scènes de chaos. Parmi les images diffusées ces derniers jours, certaines retiennent particulièrement l’attention. On y aperçoit des adolescents, parfois très jeunes, présents au milieu des violences. Certes, les émeutiers n’étaient pas tous des mineurs. Mais la présence de ces jeunes dans un tel contexte soulève une question essentielle : que transmettons-nous aujourd’hui à nos enfants ? Car le problème dépasse largement les événements d’une seule soirée.

Depuis plusieurs décennies, les fondements mêmes de la transmission sont fragilisés. La famille, premier lieu d’éducation, est régulièrement affaiblie. L’autorité parentale est souvent présentée comme suspecte. La discipline est perçue comme une contrainte. Les notions de devoir, d’effort et de responsabilité semblent céder la place à une culture de l’immédiateté où le désir individuel devient la mesure de toute chose. Pourtant, aucune société ne peut subsister sans transmission. La mission des parents ne consiste pas seulement à protéger leurs enfants. Elle est aussi de leur apprendre le respect, la maîtrise de soi, le sens du bien commun et la distinction entre ce qui est permis et ce qui ne l’est pas. L’éducation implique des limites. Elle implique aussi l’exemple.

La doctrine chrétienne rappelle que la famille est la première école de la vie sociale. C’est au sein du foyer que s’acquièrent les vertus qui permettent ensuite de vivre en société : le respect d’autrui, le sens du devoir, le goût de l’effort, la fidélité à la parole donnée et le service des plus faibles.

Or ces repères se sont progressivement effacés et l’on assiste désormais aux excès d’une partie de la jeunesse qui semble déjà perdue, qui court après l’agression, la violence et la transgression, n’exprimant souvent qu’une forme de haine, de rejet et de colère. Des racailles dont les valeurs sont totalement inversées. On casse une vitrine pour voler un iPhone ou un vêtement de marque, on détruit le bien d’autrui pour satisfaire un désir immédiat, on confond liberté et absence de limites. Cette situation révèle avant tout une profonde crise des repères moraux, éducatifs et religieux qui structuraient autrefois les consciences.

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Certains médias, loin de contribuer à restaurer ces repères, participent eux aussi à leur affaiblissement lorsqu’ils banalisent la vulgarité, glorifient la transgression ou véhiculent des idéologies qui déconstruisent systématiquement les fondements naturels sur lesquels repose toute société.

À cela s’ajoute une partie du monde politique qui semble davantage préoccupée par l’accompagnement des évolutions sociétales que par la défense de la famille, de l’autorité, de la responsabilité individuelle ou du respect de la vie humaine. Cette crise est bien plus profonde qu’une simple question d’ordre public. Elle touche à la conception même de l’homme et de la société. Car lorsqu’une civilisation cesse de transmettre le sens du bien et du mal, lorsqu’elle relativise la valeur de la vie humaine de son commencement à sa fin naturelle, lorsqu’elle perd le sens du sacré, de l’autorité et du devoir, elle finit inévitablement par produire des générations privées d’horizon commun.

Comment s’étonner de voir disparaître le respect de l’autorité lorsque toute autorité est constamment remise en cause ? Comment s’étonner du recul du respect de la vie lorsque l’avortement est érigé en droit fondamental et que l’euthanasie devient un objectif poursuivi par une partie de la classe politique ? Comment s’étonner de la perte du sens du sacré lorsque les symboles religieux sont régulièrement tournés en dérision ou profanés ?

Une civilisation ne repose pas uniquement sur des institutions ou sur des lois. Elle repose d’abord sur des valeurs communes et sur une certaine idée de la dignité humaine. Les violences observées après la victoire du PSG ne résument évidemment pas toute la jeunesse française. La grande majorité des jeunes aspire à construire son avenir, à travailler et à vivre paisiblement. Mais tant que la famille continuera d’être fragilisée, tant que la transmission des valeurs sera reléguée au second plan et tant que le sens du sacré, de l’autorité et de la responsabilité s’effacera, les réponses purement sécuritaires demeureront insuffisantes.

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