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Inde : plus de 180 familles chrétiennes privées d’eau et de travail à cause de leur foi

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Des responsables chrétiens dénoncent une discrimination fondée exclusivement sur l'appartenance religieuse

Les persécutions et les discriminations visant les chrétiens continuent de se multiplier en Inde. Dans l’État du Chhattisgarh, plus de 180 familles chrétiennes réparties dans 32 villages du district de Kanker dénoncent depuis plusieurs semaines des mesures de boycott qui les privent d’accès à l’eau, à certains emplois publics et à des ressources essentielles à leur subsistance, simplement en raison de leur foi. Selon plusieurs organisations chrétiennes et des médias internationaux, ces mesures viseraient à pousser les familles concernées à abandonner le christianisme et à revenir aux croyances traditionnelles locales.

Les restrictions dénoncées touchent directement leur vie quotidienne. Des familles se voient refuser l’accès aux puits, aux pompes à eau, aux étangs et à d’autres sources d’approvisionnement utilisées par les habitants des villages. D’autres auraient été exclues de programmes d’emploi publics ou empêchées d’exercer certaines activités économiques indispensables à leur survie. D’après les informations relayées par International Christian Concern (ICC) et reprises par plusieurs médias anglophones, 26 familles seraient actuellement privées d’accès à l’eau, 41 autres exclues de certains emplois publics, tandis que 115 familles auraient été écartées d’activités économiques liées à la collecte des feuilles de tendu, une ressource importante dans cette région de l’Inde. Face à cette situation, des plaintes ont été déposées auprès des autorités locales.

Des responsables chrétiens cités par les médias indiens dénoncent une discrimination fondée exclusivement sur l’appartenance religieuse. Selon eux, les familles concernées sont sanctionnées parce qu’elles refusent d’abandonner leur foi chrétienne

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Pour les habitants touchés par ces mesures, les conséquences sont particulièrement lourdes. Dans ces zones rurales, l’accès à l’eau et au travail constitue une condition essentielle de survie. Priver une famille de ces ressources revient à exercer une pression considérable sur son existence quotidienne. Cette affaire intervient dans un contexte plus large de tensions religieuses. Depuis plusieurs années, des organisations de défense de la liberté religieuse alertent sur l’augmentation des violences, des intimidations et des discriminations visant les communautés chrétiennes dans plusieurs États indiens. Les accusations de conversions forcées servent fréquemment de prétexte à des campagnes de pression contre les minorités chrétiennes, même lorsque les preuves font défaut. Le Chhattisgarh figure parmi les régions où ces tensions sont régulièrement signalées.

Pour les défenseurs de la liberté religieuse, la situation observée dans le district de Kanker est particulièrement préoccupante. La persécution ne prend pas ici la forme d’une attaque spectaculaire ou d’une violence physique directe. Elle passe par des mécanismes de marginalisation économique et sociale destinés à rendre la vie des chrétiens toujours plus difficile. Cette stratégie est souvent moins visible que les agressions physiques, mais ses effets peuvent être tout aussi redoutables. Lorsqu’une famille doit choisir entre sa subsistance et sa fidélité au Christ, c’est toute la liberté religieuse qui se trouve menacée.

Alors que les responsables chrétiens locaux demandent aux autorités d’intervenir afin de garantir l’égalité des droits pour tous les citoyens, quelle que soit leur religion, cette affaire rappelle que de nombreux chrétiens continuent aujourd’hui encore de payer un prix élevé pour vivre leur foi. Pour ces familles du Chhattisgarh, l’enjeu est désormais simple : pouvoir accéder à l’eau, travailler et nourrir leurs enfants sans être contraintes de renoncer au Christ pour obtenir ce qui devrait être un droit fondamental pour tous.

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