Un incendie volontaire a frappé l’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Ploubalay, sur la commune de Beaussais-sur-Mer, près de Dinan, dans les Côtes-d’Armor. Lundi 19 octobre, vers 17 heures, les secours sont intervenus après le déclenchement d’un incendie à l’intérieur de l’édifice. Quinze sapeurs-pompiers et trois engins ont été mobilisés.
Le feu a notamment pris au niveau d’un présentoir à bougies. Contactée par Tribune Chrétienne, la paroisse nous a confirmé : « Il s’agit bien d’un incendie volontaire. Nous avons surtout craint les conséquences des fumées toxiques dégagées par le feu. » Une enquête a été confiée à la gendarmerie afin de déterminer les circonstances exactes des faits et d’identifier les responsables. L’église, dont le père Joah Girer, membre de la Communauté de l’Emmanuel, assure la charge pastorale, est désormais fermée sine die. Aucune date de réouverture n’a été annoncée.
Précisons que l’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul constitue également un élément important du patrimoine religieux breton. Si l’édifice actuel, de style néogothique, a été construit entre 1858 et 1873, la présence d’une église à cet emplacement est attestée dès 1163, sous le pontificat d’Alexandre III. Conçue par les architectes Franjeul, père et fils, elle fut solennellement consacrée le 28 octobre 1877.
Dominant le bourg de Ploubalay de son imposant clocher, elle abrite notamment des fonts baptismaux en marbre datant de 1742, classés au titre des monuments historiques depuis 1956. Un patrimoine religieux et historique dont la préservation constitue aujourd’hui une préoccupation supplémentaire, alors que les conséquences exactes de l’incendie restent à évaluer.
Cette fermeture prive les fidèles de leur lieu de culte habituel. Au-delà des dégâts matériels, c’est toute une communauté paroissiale qui se trouve affectée par cet acte. La présence de deux départs de feu et la confirmation du caractère volontaire de l’incendie donnent à cette affaire une gravité particulière. Il reste désormais à établir les « motivations » de son auteur ou de ses auteurs, notamment à déterminer si l’église a été visée en raison de sa seule destination religieuse. Dans un contexte où les atteintes aux édifices chrétiens suscitent une inquiétude croissante, cet incendie rappelle que les églises françaises, lieux de prière et de transmission de la foi, demeurent aussi un patrimoine fragile dont la protection exige une vigilance constante.


