Depuis 2000 ans

Léon XIV réaffirme le rejet de l’avortement et de l’infanticide : « La vie, dès sa conception, doit être protégée »

Léon XIV mercredi 21 octobre 2026, place Saint Pierre- capture
Léon XIV mercredi 21 octobre 2026, place Saint Pierre- capture
Les traits encore tirés et le visage visiblement amaigri, Léon XIV a réaffirmé avec force la protection de la vie dès sa conception, rappelant l’enseignement de l’Église sur l’avortement, l’infanticide et la dignité du mariage

Huit jours après son intervention chirurgicale au poumon, Léon XIV a retrouvé ce mercredi 21 octobre les fidèles rassemblés place Saint-Pierre. Une audience générale particulièrement attendue, après plusieurs jours d’hospitalisation et de convalescence. Le souverain pontife, opéré le 13 octobre à l’hôpital Gemelli de Rome, a repris ses activités publiques, marquant une nouvelle étape dans son rétablissement.

Dans sa catéchèse consacrée à la famille et au mariage, le Pape a choisi de rappeler plusieurs enseignements fondamentaux de l’Église, en s’appuyant sur la constitution pastorale Gaudium et spes du concile Vatican II. « La vie, dès sa conception, doit être protégée avec le plus grand soin », a-t-il affirmé, en rappelant le rejet de « l’avortement comme de l’infanticide ». Ces paroles s’inscrivent dans la continuité directe de l’enseignement catholique sur le caractère sacré de la vie humaine. En reprenant les termes du Concile, Léon XIV rappelle que la protection de l’enfant à naître ne relève pas d’une simple position morale circonstancielle, mais constitue une exigence fondamentale de la dignité humaine. Le Pape a également rappelé que les enfants sont « le don le plus excellent du mariage ». Cette affirmation, elle aussi tirée de Gaudium et spes, souligne la place centrale de l’enfant dans la vocation des époux et dans la transmission de la vie.

Dans le même passage, Léon XIV a insisté sur le respect dû aux actes propres à la vie conjugale, qui doivent être ordonnés selon la véritable dignité humaine. Le mariage n’est ainsi pas envisagé comme une simple construction sociale, mais comme une communauté de vie et d’amour dont la fécondité constitue une dimension essentielle.

Au-delà de la défense de la vie, le souverain pontife a développé la dimension sociale de la famille, reprenant deux expressions fortes du Concile : celle-ci constitue « une école d’humanité plus riche » et « le fondement de la société ». Cette conception rappelle que la famille ne concerne pas seulement la sphère privée. Elle joue un rôle irremplaçable dans l’éducation, la transmission des valeurs et la formation des générations futures. Léon XIV a ainsi appelé tous ceux qui exercent des responsabilités sociales, particulièrement dans les domaines politique et culturel, à collaborer efficacement à la promotion du mariage et de la famille. « Cet engagement est plus urgent que jamais », a-t-il insisté.

Le Pape a également replacé cet appel dans la continuité de la sollicitude pastorale de ses prédécesseurs depuis le concile Vatican II. Il a notamment évoqué les deux assemblées synodales consacrées à la famille sous le pontificat de François, dont les travaux ont récemment été repris par les chefs des Églises orientales catholiques et les présidents des conférences épiscopales.En rappelant simultanément la protection de la vie naissante, la dignité du mariage et la responsabilité des pouvoirs publics envers la famille, Léon XIV a réaffirmé plusieurs principes essentiels de la doctrine catholique.

Cette première audience générale après son hospitalisation marque ainsi non seulement le retour progressif du Pape à ses activités, mais également la poursuite de son enseignement sur les grandes questions anthropologiques et morales contemporaines. Dans une société où l’avortement et la place de la famille demeurent au cœur de profondes controverses, le rappel pontifical est sans ambiguïté : la dignité de la personne humaine commence dès sa conception et exige une protection effective.

Recevez chaque jour notre newsletter !