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[VIDEO] Paris : Vandalisme contre la statue de sainte Jeanne d’Arc devant l’église Saint-Augustin

photos @tribunechretienne
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L’atteinte portée à l’une de ses représentations les plus emblématiques ravive les questions sensibles du respect du patrimoine, de la place du christianisme dans l’espace public et du sens profond attaché aux figures qui structurent la mémoire collective française

Un nouvel acte de vandalisme a visé, ce vendredi 2 janvier au matin, l’une des statues les plus emblématiques de la capitale, représentant Sainte Jeanne d’Arc, figure majeure de l’histoire nationale et de la mémoire chrétienne. Un homme a été interpellé et placé en garde à vue après avoir arraché la lame de l’épée de la statue équestre située place Saint-Augustin, dans le VIIIᵉ arrondissement de Paris, selon des informations concordantes rapportées par l’Agence France-Presse.

Les faits se sont déroulés aux alentours de 10 heures du matin. L’individu a escaladé la statue avant de s’emparer de l’épée brandie par la sainte, puis de redescendre et de tenter de s’enfuir.

Rapidement alertées, les forces de l’ordre ont procédé à son interpellation et à son placement en garde à vue. À ce stade, aucun détail n’a été communiqué concernant son âge, son profil ou ses motivations. Une évaluation de son comportement devrait être menée dans le cadre de l’enquête.La statue visée est une œuvre bien connue du paysage parisien. Réalisée en 1895 par le sculpteur français Paul Dubois, elle est en bronze et représente Jeanne d’Arc à cheval, l’épée levée, dans une posture à la fois martiale et solennelle. Installée sur la place Saint-Augustin, face à l’église Saint-Augustin, elle constitue la seule statue parisienne figurant la Pucelle d’Orléans brandissant une épée dans sa main droite. L’œuvre avait été exposée un temps devant le Panthéon avant d’être déplacée à son emplacement actuel.

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Au-delà du préjudice matériel infligé à une œuvre du patrimoine artistique, l’acte revêt une portée symbolique forte. Canonisée en 1920, sainte Jeanne d’Arc demeure pour les catholiques un modèle de fidélité à Dieu, de discernement spirituel et de courage dans l’épreuve. Sa mission, vécue dans la prière et l’obéissance, ne peut être dissociée de sa foi profonde et de son attachement à l’Église, dimensions souvent éclipsées dans les lectures contemporaines de son parcours.Cet épisode s’inscrit dans un contexte plus large de dégradations visant des statues, des églises ou des symboles chrétiens à travers le pays. Sans préjuger des conclusions judiciaires, plusieurs observateurs soulignent la fragilité croissante d’un patrimoine exposé dans l’espace public et la nécessité d’un surcroît de vigilance pour le préserver.

Les services municipaux et les autorités compétentes devront désormais évaluer l’ampleur des dégâts et engager les opérations nécessaires à la restauration de la statue. Pour de nombreux fidèles et riverains, la place Saint-Augustin n’est pas seulement un carrefour urbain, mais un lieu de mémoire et de recueillement discret, où la figure de Jeanne d’Arc rappelle un héritage spirituel profondément enraciné dans l’histoire de France.Plus de cinq siècles après sa mort, la Pucelle d’Orléans demeure ainsi au cœur de débats et de tensions contemporaines. Pour les chrétiens, son témoignage continue pourtant d’inviter à la fidélité de conscience, au courage personnel et à l’espérance, même lorsque les symboles sont attaqués et que le sens du sacré semble s’effacer de l’espace commun.

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